RMC Sport

A la rencontre de David Berra

-

- - -

Vainqueur de l’étape Casaq Ligue du 25 septembre à Auteuil avec Ladytown, le pilote originaire de Nort-sur-Erdre a passé le poteau en tête à cinq reprises au cours de ce même après-midi. Un authentique exploit. A la découverte d’un sportif de 35 ans qui pose un regard attendri sur son passé et qui a déjà une petite idée de son devenir.

Vainqueur de l’étape Casaq Ligue du 25 septembre à Auteuil avec Ladytown, le pilote originaire de Nort-sur-Erdre a passé le poteau en tête à cinq reprises au cours de ce même après-midi. Un authentique exploit. A la découverte d’un sportif de 35 ans qui pose un regard attendri sur son passé et qui a déjà une petite idée de son devenir.

Ce qu’il dit :

A propos de sa trajectoire :

« Je n’ai pas grandi dans un environnement « cheval », mais c’est en suivant mon père (turfiste) sur les hippodromes que j’ai découvert les courses. De fil en aiguille, j’ai voulu m’orienter vers ce métier. J’ai effectué ma formation à la Maison Familiale de Pouancé, une excellente école où j’ai appris la rigueur. Jean-Louis Chasserio a été mon maître d’apprentissage. Ancien très grand jockey, il m’a permis de progresser à cheval, me donnant toujours d’excellents conseils. J’ai connu pas mal de réussite après avoir quitté son établissement et je pense que c’est grâce à ce qu’il m’a enseigné. Aujourd’hui, je suis employé par Laurent Viel (dont l’établissement est tout près de chez moi) et je collabore également avec d’autres professionnels comme Philippe Peltier. A 35 ans, on se doit d’envisager sérieusement l’avenir. J’ai un peu anticipé le mouvement, car je ne veux pas perdre de temps une fois que j’aurais remisé mes bottes. Je souhaite, à terme, m’installer en tant qu’entraîneur. »

A propos de son « coup de cinq » du 25 septembre dernier à Auteuil :

« En faisant le papier, j’avais constaté que j’avais de bonnes chances au cours de l’après-midi, mais je n’aurais pas imaginé gagner cinq courses. Après mes deux premiers succès, je n’ai pas voulu me projeter. Il vaut mieux aborder chaque course l’une après l’autre. Je me suis dit que ça allait bien finir par s’arrêter, mais non. Le plus étonnant est que ces cinq victoires ont été acquises assez sûrement. Philippe Peltier (qui entraînait les cinq gagnants) avait vraiment bien préparé ses chevaux. Je tiens d’ailleurs à le remercier. J’ai été sur la touche pendant plusieurs semaines à la suite d’une chute, n’effectuant mon retour qu’après la mi-septembre, et Philippe n’a pas hésité à me solliciter d’emblée. C’est un confort de pouvoir bénéficier de la confiance de tels professionnels. Comme beaucoup d’autres jockeys d’obstacle, j’ai souvent été victime de chutes et les périodes d’inactivité ne sont pas toujours faciles à négocier. Dans ces cas-là, votre famille et vos amis jouent un rôle déterminant. »

A propos de la Casaq Ligue :

« Je prends les courses comme elles viennent. Je n’ai pas l’œil rivé sur le classement, mais j’ai toutefois constaté que j’avais gagné beaucoup de rangs grâce à ma victoire avec Ladytown. »

David Berra par Cyrille Gombeau (leader de la Casaq Ligue) :

« David est un jockey que j’apprécie beaucoup. Il sait analyser les courses, en tirer des enseignements, ce qui est la marque des grands à mon sens. Il est également particulièrement respectueux des chevaux mais aussi de ses adversaires dans un peloton. C’est un pilote très fin et aussi quelqu’un de très humble. »

Crédit Photo : Scoopdyga

Le Quinté en vidéo

Arrivées et rapports du Quinté