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À la rencontre de Marc Lerner

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Terriblement efficace depuis le début de l’année, le jeune pilote de Maisons-Laffitte (21 ans) a remporté cet été le premier événement de sa carrière. Encore en vue à l’occasion du quinté de jeudi dernier à Longchamp (3e), Marc Lerner relate ici sa trajectoire et évoque les hommes qui ont joué un rôle déterminant dans son début de carrière. A la découverte d’un garçon qui a la tête bien posée sur les épaules.

Terriblement efficace depuis le début de l’année, le jeune pilote de Maisons-Laffitte (21 ans) a remporté cet été le premier événement de sa carrière. Encore en vue à l’occasion du quinté de jeudi dernier à Longchamp (3e), Marc Lerner relate ici sa trajectoire et évoque les hommes qui ont joué un rôle déterminant dans son début de carrière. A la découverte d’un garçon qui a la tête bien posée sur les épaules.

Ce qu’il dit :

A propos de son parcours :

« Mon père est entraîneur à Maisons-Laffitte et mon frère, Yann, était jockey. J’ai donc très tôt évolué au contact des chevaux et, de mémoire, j’ai dû monter mon premier cheval de course à 9 ans. J’ai tout de même longuement réfléchi avant de devenir jockey. J’ai suivi des études assez classiques (Bac Eco), tout en montant en gentleman-rider avant de finalement épouser ce métier. Le fait d’avoir grandi dans un environnement courses a bien sûr été un atout. Mon père, pour qui je travaille, a toujours fait en sorte de me placer dans les meilleures dispositions possibles. Il sait trouver les mots appropriés lorsque je me mets en selle. Mon frère aussi a joué un rôle important dans mon choix de vie. Je peux aujourd’hui m’appuyer sur ses conseils, toujours précieux. Il connaît le métier, les hauts et les bas que peut rencontrer un jockey. J’ai donc la chance d’apprendre mon métier dans un contexte professionnel très équilibrant. Pour acquérir de l’expérience, sortir de mon environnement familial, j’ai effectué un stage aux Etats-Unis chez Patrick Biancone. Là-bas, j’ai découvert d’autres méthodes de travail qui m’ont permis de m’enrichir avant de me lancer résolument dans la carrière de jockey. De plus en plus de professionnels, comme Rodolphe Collet et Stéphane Wattel, font aujourd’hui appel à moi pour monter et j’espère que cela va continuer. Mon objectif ? Tout simplement continuer à me perfectionner. »

A propos de sa première victoire dans un quinté :

« Elle a eu lieu le 28 août dernier à Deauville avec Carilo, un cheval de mon père. J’ai connu une période délicate au milieu de l’été et c’est ce cheval qui m’a un peu relancé. J’ai d’abord gagné avec lui à Deauville début août, puis cet événement. Le jour de ma victoire dans le quinté, mon père, sans doute pour m’ôter de la pression, m’avait dit de monter le cheval comme s’il s’agissait d’un réclamer (course de niveau inférieure ou les chevaux sont à vendre). Il m’a seulement conseillé de m’élancer correctement et m’a donné carte blanche pour la suite. J’étais bien sûr satisfait du résultat. Il est toujours important de briller dans les quintés. Ce sont des courses très médiatisées, qui vous font de la publicité. Ce sont aussi des épreuves très difficiles à gagner. Avec la formule handicap, tous les chevaux partent sur un pied d’égalité et, pour cette raison, les étapes de la Casaq Ligue se jouent sur des détails. Il faut prendre la bonne décision au bon moment. Cela peut se jouer sur un quart de seconde. »

Marc Lerner, vu par Christophe Soumillon, leader de la Casaq Ligue

« Je connais Marc depuis qu’il a 6-7 ans et je le considère comme mon petit frère. C’est un garçon vraiment très gentil, toujours disponible, toujours prêt à rendre service. Il est passé par la filière Gentlemen-Riders et a eu besoin d’un peu de temps pour s’adapter. C’est aussi un très gros bosseur et sans doute le meilleur apprenti actuel. Il n’a pas de problème de poids et je le vois faire une longue et belle carrière. En tout cas, c’est tout ce que je lui souhaite. »

Crédit Photo : APRH

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