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A la rencontre de Philippe Masschaele

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Il restera dans l’histoire des courses hippiques comme un précurseur en matière de trot monté. Philippe Masschaele, 43 ans, a révolutionné les courses sous la selle grâce à « sa » monte en avant. Une position particulière « débarquée » en France au début des années 2000, décriée dans un premier temps, adoptée par tous et devenue incontournable aujourd’hui. Mais avant de devenir le jockey que l’on connait (il compte plus de mille victoires au trot monté sur notre sol), le professionnel belge était un driver chevronné outre-quiévrain, qui gagnait plus souvent à l’attelage que sur une selle. Rencontre avec le quadruple étrier d’or, double vainqueur d’étape dans la Casaq Ligue l’an dernier et à l’arrivée de l’événement samedi dernier à Enghien (cinquième avec Sundbo Lava).

Il restera dans l’histoire des courses hippiques comme un précurseur en matière de trot monté. Philippe Masschaele, 43 ans, a révolutionné les courses sous la selle grâce à « sa » monte en avant. Une position particulière « débarquée » en France au début des années 2000, décriée dans un premier temps, adoptée par tous et devenue incontournable aujourd’hui. Mais avant de devenir le jockey que l’on connait (il compte plus de mille victoires au trot monté sur notre sol), le professionnel belge était un driver chevronné outre-quiévrain, qui gagnait plus souvent à l’attelage que sur une selle. Rencontre avec le quadruple étrier d’or, double vainqueur d’étape dans la Casaq Ligue l’an dernier et à l’arrivée de l’événement samedi dernier à Enghien (cinquième avec Sundbo Lava).

Ce qu’il nous a dit :

A propos de son métier

« Comme beaucoup de fils d’entraineur, j’ai suivi le parcours classique, entrant à l’âge de quatorze ans à l’école de Graignes. Nous sommes alors en 1983. Parallèlement, j’effectuais mon apprentissage chez Roger Ledoyen, chez qui je suis resté quatre ans. Ensuite, je suis retourné en Belgique pour travailler avec mère qui gérait l’entreprise familiale depuis le décès de mon père en 1976. A la fin des années 1980, j’ai commencé vraiment la compétition, empochant jusqu’à aujourd’hui entre mille deux cents et mille trois cents victoires. D’ailleurs, dans mon pays, je gagnais plus souvent au trot attelé qu’au trot monté même si j’ai dû remporter une dizaine d’étrier d’or, tous en monte traditionnelle ! Mais après la chute des courses belges, je n’avais pas le choix, il fallait venir en France et c’est au début des années 2000 que j’ai raccourci mes étriers, montant en position aérodynamique. Avant cela, seul Yves Dreux était penché sur l’encolure mais de manière moins prononcée. Comme quoi l’idée n’était pas si mauvaise ! »

A propos de sa plus belle victoire

« Le plus grand moment de ma carrière, c’est ma victoire avec Tyrol Williams dans le prix des Flandres à Sterrebeek, le 3 mars 1992. Tout simplement parce c’était mon premier grand succès. Le prix des Flandres était une course au trot monté très importante en Belgique et gagner à mardi gras à Sterrebeek, c’était fabuleux pour le jeune jockey que j’étais. A cette époque -là, il y avait un monde fou sur les hippodromes et je me souviens qu’il y avait presque deux cents personnes sur la photo d’arrivée ! Ensuite, je n’oublierais pas la victoire de Kerido du Donjon dans le prix du Président de la République 2002. Ce jour-là (le 16 juin), j’avais d’ailleurs gagné un autre groupe 1 : le prix d’Essai avec Leda d’Occagnes. Une superbe journée ! »

A propos de Casaq Ligue

« Pour moi, courir au trot attelé, ce n’est pas nouveau contrairement à ce que l’on pourrait croire. C’est vrai qu’en France, je ne suis pas très connu à l’attelage mais j’aime ça. Ici, il y a vraiment de sacrés drivers et ce n’est pas facile de faire l’arrivée dans les événements car les pelotons sont fournis. Au trot monté, c’est plus facile de se faire une place (rires). Mais je crois avoir bien fait l’année dernière (il a fini 34ème avec deux victoires et deux places) et j’ai pris quelques places cette saison. Je pense qu’un cheval comme Sundbo Lava, cinquième samedi à Enghien, devrait me faire plaisir à ce niveau de compétition. »

Crédit photo : Scoop dyga

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