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Le prono de l'Amérique

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L’Amérique, c’est demain ! Il est grand temps de faire un tour d’horizon des forces en présence...

Ready Cash (18) : Pourquoi ? Parce que c’est le meilleur, d’une part, car l’histoire est belle, d’autre part, et surtout parce que les autres vont courir pour lui ! On sait que cette épreuve fait tourner la tête des drivers. Il suffit de constater les multiples faux départs, quasiment systématiques, pour s’en rendre compte. Ils sont quelques uns à pouvoir courir devant... et même avoir un «lâché de nerf». Raja Mirchi s’élance avec l’optimisme «impertinent» de son mentor. S’il tente de renouveler ce qu’il vient de faire dans le Prix Ténor de Baune, il y a des chances qu’il se fasse cueillir pour finir, même si c’est un champion. On sait que Vanika du Ruel et Timoko sont également drivés par des hommes qui aiment mener. A priori, ils ne devraient pas tenter le diable. Franck Nivard, ou plutôt «Francky la main froide», lui, sait attendre son heure et connait parfaitement son champion. Voilà pourquoi Ready Cash va gagner son troisième Grand Prix d’Amérique. Le pire scénario serait d’assister à une course sans train. Mais, on sait que le fils d’Indy de Vive est également capable d’aller devant...

Timoko (14) : C’est un roc, un cheval d’acier, une véritable machine de guerre. Nous étions nombreux à penser que Richard Westerink allait griller les ailes du fils d’Imoko à force de jouer les rouleaux compresseurs depuis son plus jeune âge. Force est de constater que le sympathique entraîneur batave avait raison. Son crack est toujours là, comme il vient de le prouver dans le Prix de Bourgogne, et il aime ça. Son mentor semble «plus calme» et sait ce qu’il a dans les mains. Le cheval s’est entrainé chez lui dans le Sud-Ouest, et sa préparation s’est parfaitement déroulée. Désormais capable d’attendre, grâce à un nouvel artifice (une plaque au niveau de la gorge), c’est peut-être son année !

Un Mec d’Héripré (1) : Le petit Poucet de l’épreuve. Son entourage a longtemps entretenu le suspens. Courra, courra pas, ils se sont finalement décidés... et c’est mieux ainsi ! Même si l’on souhaite préserver la carrière d’un cheval, on ne sait jamais comment il évoluera dans les semaines, les mois et les années à venir. Il est jeune, mais son physique de déménageur laisse à penser qu’il est de taille à affronter les «vieux». Fabrice Souloy sait où il va, Matthieu Abrivard est un grand pilote et le cheval est très doué. Autant dire qu’il faut s’en méfier. Seule sa jeunesse pourrait lui jouer des tours, car il affronte les trotteurs les plus endurcis du circuit. S’il a le mental (et apparemment il l’a), sa place est à l’arrivée.

Maharajah (17) : L’ogre suédois est un immense champion. Décevant l’an passé, son entourage a axé toute sa préparation sur cet objectif. C’est un vrai cheval de Prix d’Amérique et il mériterait de le gagner. Son seul tort aura été de naitre la même année que Ready Cash. Même s’il n’a pas forcément impressionné dans l’ultime préparatoire (certains diront le contraire) à l’Amérique, ce trotteur fragile, ayant besoin de peu de travail, aura été préparé avec minutie par Stefan Hultman. Il sera dans le coup, c’est sûr, mais à quelle place ? Tout dépendra certainement de son parcours, mais on peut faire confiance à Orjan Kihlström pour le mener au mieux de ses intérêts. Reste que les conditions climatiques ne joueront pas en sa faveur. Il ne faudrait surtout pas que la piste soit dure (à cause du gel) !

Quoumba de Guez (9), Roxana de Barbray (2) et Noras Bean (10) : La première nommée est la «chouchoute» de Jean-Michel Bazire. Elle est bonne, son mentor est peut-être le meilleur driver au monde, et il a dû bien s’en occuper cette semaine. Attention ! La seconde, même si cela peut faire sourire, est tellement brave qu’en longeant les murs, semble capable d’accrocher un accessit (elle est ferrée, mais ça ne change pas grand-chose pour elle). Quant à Noras Bean, il est capable de réaliser un dernier kilomètre de toute beauté. En grande forme selon son entourage, c’est peut-être l’outsider le plus amusant de la course. En cas de défaillance des favoris, leur place à l’arrivée serait amplement méritée.

Tiégo d’Etang (3), Raja Mirchi (4), Vanika du Ruel (5), Royal Dream (8) et Roxane Griff (16) : Ils seront tous très joués ! C’est normal, il s’agit de la crème des trotteurs. Tiégo d’Etang est bon, mais il est jeune. Sans contester sa qualité, car il possède des moyens hors du commun, il est peut-être encore un peu tendre et risque de perdre du terrain au départ (son seul défaut). Raja Mirchi vient de laisser une drôle d’impression, affolant les aiguilles du chrono sans l’aide de personne. Reste que sa façon de trotter n’est pas très séduisante (il s’était blessé dans sa jeunesse). Affaire d’impression. Pour Vanika du Ruel, qui domine sa génération, le problème est tout autre face à ses aînés, qui ne vont pas la regarder courir. Royal Dream (qui courra pieds nus pour la première fois) est incontestablement un cheval de classe , mais sa tactique de course (il préfère attendre) comporte des aléas. Dans l’Amérique, ça peut couter cher (ou rapporter gros). Quant à Roxane Griff, il est difficile d’émettre un pronostic. En classe pure, elle pourrait même grimper sur le podium, mais ses dernières prestations sont inquiétantes. Reste que son entraineur a réglé un problème qu’il n’avait pu déceler avant. Méfiance...

Au rayon des outsiders, notons la présence de Rêve de Beylev (6), qui n’a pas volé son billet, et de The Best Madrik (11), dont les fins de courses, l’an passé, sont encore dans la mémoire des observateurs. Pour les autres, cela semble difficile, même si Save The Quick (13) n’est pas incapable d’étonner avec Pierre Vercruysse au Sulky.

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