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Le rêve américain

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Depuis 1920, les meilleurs chevaux s’affrontent, le dernier dimanche de janvier, dans la plus belle épreuve du monde au trot. Cette année encore, le Prix d’Amérique devrait tenir ses promesses. Un grand moment de sport en perspective !

Ourasi, le «roi fainéant», s’y est imposé à quatre reprises. Un record qui n’est pas près d’être égalé. Son fidèle partenaire, Jean-René Gougeon, surnommé le «pape de Vincennes», comptait quant à lui huit réalisations, ayant également mené au succès les légendaires Roquépine et Bellino II, le «rouleau compresseur». Fatalement, ces noms vous interpellent, comme ceux d’anciens athlètes ayant glané des médailles aux jeux olympiques, ou de footballeurs dont les buts lors d’une coupe du monde resteront gravés à jamais dans l’inconscient collectif.

C’est ça le Prix d’Amérique. Un moment de sport réunissant le top des trotteurs de la planète, comme les meilleurs pilotes, des drivers venus des quatre coins du globe afin de laisser leur empreinte sur la cendrée parisienne, dans le temple du trot. Il faut dire que le plateau de Gravelle reste un site unique au monde. Sa grande piste, avec sa descente, sa montée, ce tracé si particulier, met à mal les organismes ou forge le mental des champions, dont le rêve américain s’écrit chaque hiver, en lettres d’or, sur le mâchefer du plateau de Gravelle.

De plus en plus vite, grâce à l’amélioration de la race, du matériel et du «circuit», ces Formules 1 équines ne cessent de repousser leurs limites, pour un spectacle qui ne lasse pas. Voir ces dix-huit trotteurs progresser au coude à coude, se frayer un passage au millimètre pour bénéficier du meilleur parcours, reste une vision incroyable, pour le puriste comme pour le néophyte. Une course sans concessions, un tournoi dont seul le plus fort sortira vainqueur, au terme d’un sprint à faire frémir les plus réfractaires à la chose hippique : voilà pourquoi le Prix d’Amérique est retransmis dans plus de trente pays.

Avec son million d’euros d’allocations et la promesse de devenir un étalon (ou une poulinière) recherché, l’Amérique fait le plein de partants. Cette année encore, ils seront dix-huit à tenter leur chance. Ready Cash, le tenant du titre, s’élancera certainement avec les faveurs du public, même si ses petits camarades comptent bien lui mener la vie dure. Maharajah, le guerrier suédois, dauphin du champion de Philippe Allaire l’an passé, espère bien se venger. Mais il n’est pas le seul à vouloir déposséder Ready Cash de son trophée. La jeune garde est là, représentée par le roc Timoko, un 5 ans adepte de la course en tête. Qui m’aime me suive ! Il devrait y avoir de la bagarre en tête, entre lui et Maharajah, qui n’a besoin de personne pour faire du train. Attention toutefois à ne pas tirer les marrons du feu pour les autres, et notamment pour l’attentiste Royal Dream, capable de finir à la vitesse du vent, comme il l’a prouvé dans le Prix de Belgique. Sévérino, sixième l’an passé, peut également se présenter sans rougir face aux meilleurs. Impressionnant, il semble avoir bénéficié d’une préparation parfaite et courra cette fois sans ses fers.

Si le temps reste sec, il ne serait guère étonnant que l’on batte des records ce dimanche, comme le week-end dernier dans le Prix de Cornulier, où Quif de Villeneuve, qui sera là sept jours après son exploit, trottait les 2.700 mètres de la grande piste dans la réduction kilométrique de 1’12... qui représente tout simplement le meilleurs temps du Prix d’Amérique, détenu depuis 2007 par Offshore Dream.


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