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"Le poker français n'est pas malade."

Philippe Ktorza, Team Pro PMU

Philippe Ktorza, Team Pro PMU - -

Après avoir réalisé une très belle année 2013 sous les couleurs de la team PMU, Philippe Ktorza était l'invité de Docteur Poker vendredi soir sur RMC. L'occasion pour lui de parler de l'état du poker en France et de revenir sur la problématique fiscale qui l'entoure.

"L'Etat nous demande 80% de nos gains."

Aujourd’hui, Il y a le problème de la rétroactivité de la loi concernant les gains des joueurs de poker français. Nous recevons tous des avis d’imposition qui atteignent des sommes énormes. Mais malheureusement aucun joueur n’est dans la capacité de montrer ses tickets de caisses, ses buy-ins ou ses dépenses liées au poker. Et aujourd’hui, l’Etat nous demande quasiment 80 % de nos gains, ce qui est considérable. Personne ou presque n’est en mesure de payer ces sommes là.

"Ils ne connaissent rien au poker."

La parade est d’avoir un travail à coté. A partir du moment où vous avez une activité principale qui n’a rien à voir avec le jeu, vous ne serez pas imposé sur vos gains. Il y a toute une cellule de spécialiste du jeu au gouvernement. Mais ils ont beau être brillants, ils ne connaissent absolument rien au poker et à ses enjeux.

"Les joueurs sont obligés de partir de France."

L’Arjel s’étonne de la baisse de fréquentation des rooms et du poker français. Mais le poker français n’est pas malade. C’est juste que les gros joueurs online, les “grinders”, sont partis de France. Ils sont obligés de se délocaliser car on leur réclame quasiment 1 millions d’euros à tous. Cela tue le marché français mais c’est leur unique solution. Il va falloir se battre et faire comme l’écotaxe pour qu’ils reculent (rire). Nous avons l’impression d’être les victimes d’un braquage.

"Bad buster , enfin le remède face au bad beats."

Avec mon associé j’ai lancé un nouveau concept, il s’agit de Bad Buster, le remède miracle face au bad beats (rire). Le principe est simple: Vous souscrivez à une assurance avant de disputer un tournoi international et si vous êtes victime d’un bad beat, c’est à dire au moins d’un 80%/20%, nous vous remboursons le buy-in du tournoi. Nous avons également le service de la bulle qui permet d’augmenter ce palier fatidique de 10 à 20%.

"2013 a été une belle année pour moi."

Pour ma part, je dispute une cinquantaine de tournois par ans. 2013 a été une belle année pour mois avec une 3ème place lors du High roller l’EPT Berlin pour 144.000 euros, une 3ème place au Main Event du WPT Mauritius et 3 ITMs lors des WSOP à las Vegas. Une année réussi pour moi, c’est en général 2 ou 3 belles performances mais c’est également financier.

JS