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Les « Grands-Bretons » existent-ils ?

L’équipe de Grande-Bretagne a ça d’unique qu’elle arrive à rassembler ses quatre peuples dans un même comité olympique. Mais cela ne se fait pas sans polémique. Surtout dans les sports collectifs et particulièrement en football. L’équipe de foot de Grande-Bretagne est qualifiée d’office chez les hommes comme chez les femmes en tant que pays organisateur, et du coup composer ses groupes de joueurs et de joueuses a été un vrai casse-tête. Car si la Grande-Bretagne a un Comité Olympique unifié, en football, comme en rugby d’ailleurs, l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Ecosse et l’Irlande du Nord ont chacun leurs fédérations qui tiennent farouchement à leur indépendance…

Les dirigeants de ces fédérations n’ont rien fait pour faciliter la vie des sélectionneurs des deux équipes olympiques, qui après de nombreuses négociations sont finalement composées ultra-majoritairement d’Anglais. Ce qui fait évidemment enrager tous les autres… Stuart Pearce, l’Anglais qui entraîne l’équipe masculine, a sélectionné le Gallois Ryan Giggs, en faisant un symbole de cet équipe unifiée. Sans doute pour faire bonne figure, mais aussi parce qu’il est un joueur de grande qualité. Giggs, qui compte 64 sélections avec le Pays de Galles, a lui-même relancé la polémique en ne chantant pas l’hymne anglais God save the Queen avant ses matchs avec la Grande-Bretagne. Giggs, pas bégueule, a tout de même marqué un but face aux Emirats Arabes Unis lors de la victoire britannique 3 buts à 1, et s’est ensuite senti obligé d’expliquer que malgré tout l’équipe était très unie. Pareil chez les filles, ou deux joueuses écossaises n’ont pas chanté l’hymne anglais avant leur rencontre face au Cameroun.

Les organisateurs ont pourtant délocalisés des matchs du tournoi olympique à Glasgow et Cardiff, par souci purement diplomatique, Londres comptant largement assez de stades de foot pour accueillir tous les matchs du tournoi olympique. Les organisateurs londoniens comptaient montrer par ce choix que les Jeux sont vraiment ceux de la Grande-Bretagne. Mais à Glasgow comme à Cardiff, cette bonne intention n’a eu aucun effet. Lors des deux matchs de l’équipe de France à Glasgow face aux Etats-Unis et face à la Corée du Nord, les tribunes de l’Hampden Park étaient quasiment complètement vides… La plupart des fans de foot écossais avaient décidé de boycotter ces matchs organisés par les Anglais, bien aidés par les élus du parti indépendantiste écossais qui ont relancé l’idée d’un referendum pour l’indépendance de l’Ecosse en 2014.

Gilbert Brisbois

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