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Pas tous bienvenus, les Présidents...

Si François Hollande a eu tout loisir d’assister aux épreuves qu’il souhaitait hier, d’autres ont clairement été déclarés persona non grata à Londres. L’Iranien Mahmoud Ahmadinejad surtout, qui souhaitait assister à la cérémonie d’ouverture de vendredi dernier, mais que le gouvernement anglais a refusé d’accueilli. Seul le ministre des sports iranien a pu être présent. Le Président biélorusse Viktor Loukatchenko a également dû rester à la maison : il est interdit d’entrée dans l’Union européenne du fait de la répression exercée contre l’opposition dans son pays. Loukachenko, qui est un grand fan de hockey sur glace, est de toute façon plutôt sensible aux Jeux Olympiques d’hiver. Il a tout fait pour décrocher l’organisation des Championnats du monde de hockey sur glace en 2014, qui se dérouleront bien à Minsk, et que certaines nations menacent de boycotter, sûres de se retrouver au cœur d’un événement qui se transformera en outil de propagande inédit pour le régime biélorusse.

Il y a donc les chefs d’état indésirables ! Et il y a aussi ceux qu’on aimerait bien ne pas voir, mais qui se déplacent quand même. C’est le cas en Grande-Bretagne du roi du Swaziland. Ce micro état, membre du Commonwealth, est dirigé par Mswati III, 67e fils du roi Sobhuza II. Le Swaziland est le pays du monde ou la prévalence au virus du sida est la plus forte. Or, Mswati III est accusé par certaines associations de donner le mauvais exemple, ayant choisi de prendre une 12e épouse tout en incitant ses sujets à rester vierges et célibataires pour éviter la propagation du virus.

Parfois, les chefs d’état se transforment en vrais supporters aux Jeux Olympiques. Vladimir Poutine, par exemple. Le président russe a promis de venir soutenir avec ferveur ses judokas lors des Jeux de Londres. Poutine est lui-même ceinture noire de judo et il n’hésite jamais à se mettre en scène en kimono, donnant de lui une image forte et sportive. Ses partenaires, quand il démarrait dans la discipline à Saint-Pétersbourg, sont d’ailleurs toujours des très proches du président russe. Poutine sera donc supporter. Comme l’a été le Prince Albert de Monaco en 2000 aux Jeux de Sydney.

Lors de la médaille d’or de David Douillet, toujours au judo, le Prince Albert avait, à la surprise générale, sauté dans les bras de la délégation française au moment du titre olympique de l’actuel député UMP. Cette année, Albert est présent à Londres avec plus de chances de s’enflammer pour les athlètes français que pour les athlètes monégasques, qui n’ont aucune chance de médailles. Michelle Obama est elle aussi très présente à Londres. Depuis le début des JO, la First Lady est allée soutenir bruyamment sa compatriote américaine Serena Williams au tennis, mais aussi l’équipe US de basket qui défiait la France avant-hier. Dans ce kop de supporters, la plus flegmatique étant bien sur la reine Elizabeth II, venue faire un tour à la piscine olympique ce weekend. Stoïque et réservée, elle a suivi quelques courses avant de remonter magistralement dans sa Bentley royale.

Gilbert Brisbois

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