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All Blacks-France : Les Bleus veulent rafraîchir l’histoire

Wesley Fofana

Wesley Fofana - -

Une semaine après leur courte défaite face aux All Blacks (23-13), les Bleus retrouvent ce samedi (à 9h35) les Néo-zélandais pour un second test-match qui sent la poudre. D’un côté, des champions du monde critiqués dans leur pays. De l’autre, des Bleus qui croient en l’exploit. Comme en 1994.

Relever la tête. Tel est l’enjeu affirmé des Bleus, une semaine après une défaite qui a laissé des regrets face à l’ogre néo-zélandais. Pour son second test-match face aux Blacks, le XV de France souhaite gommer ses imprécisions étalées une semaine plus tôt pour tenter de réaliser l’exploit : gagner en Nouvelle-Zélande, ce qui n’est plus arrivé depuis le 13 juin 2009 à Dunedin (22-27). Vainqueur en milieu de semaine des modestes Auckland Blues (38-15) avec une équipe remaniée (seuls Samson, Mas et Le Roux seront titulaires ce samedi), les Bleus ont fait le plein de confiance avant de jouer des All Blacks très critiqués au pays après le premier test.

Avec quatre changements dans le XV de départ (Mas, Samson, Le Roux et Michalak), les Bleus abordent ce second test avec envie et détermination. « La moindre erreur, tu la payes cash, lâche Thierry Dusautoir ! Nous avons perdu deux ballons et ils ont marqué deux essais. C’est assez dur parce que c’est une équipe très opportuniste. C’est une équipe qui va très vite, qui essaye de mettre beaucoup de rythme, et qui a très vite compris l’importance du jeu au sol et qui est très efficace là-dessus. »

Fofana : « Pas sûr que nous leur fassions peur »

Parmi les nouveaux entrants dans la composition, un joueur sort la tête du lot. Il s’agit du Sud-Africain, naturalisé français, Bernard Le Roux. Titulaire face à Auckland, le joueur du Racing-Métro fêtera officiellement sa première cape face à ce qu’il se fait de mieux au monde. « Je suis vraiment très excité, a-t-il confié. Depuis que je suis tout petit, je veux être international. Ça fait des années que je travaille pour ça. Aujourd’hui, c’est une réalité, je réalise mon rêve. En plus, c’est un grand match contre la meilleure équipe du monde »

L’entraineur du XV de France, Philippe Saint-André s’appuiera sur une charnière déjà expérimentée, avec Maxime Machenaud à la mêlée et Frédéric Michalak à l’ouverture, et qui a déjà officié à 5 reprises depuis début 2012. Au centre, on ne change pas une paire qui fonctionne, Fritz-Fofana sera aligné pour affronter les redoutables néo-zélandais emmenés par Ma’a Nonu et Conrad Smith. « Les deux centres All-Blacks sont de très grands joueurs. Je ne suis pas sûr que nous leur fassions peur. Ils vont essayer de ne pas se faire prendre par Florian Fritz ou moi, et de défendre du mieux possible, voire mieux que le premier match, pense Wesley Fofana. Ça risque d’être un peu plus difficile pour nous. Il va falloir essayer d’être d’autant plus concentrés et essayer d’apporter autre chose. »

Saint-André, dix-neuf ans plus tard ?

En marge de l’aspect purement sportif, ce second test-match se déroulera à Christchurch, ville marquée par le terrible tremblement de terre de février 2011. Six mois avant le début de la Coupe du Monde, cette catastrophe naturelle avait transformé la ville en front de guerre, et rendu le stade hors d’usage.Mais cette ville de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande est aussi la terre d’un authentique exploit français marqué par la victoire des Bleus lors de la tournée juin 1994 (22-8). A l’époque, le capitaine de ce XV conquérant n’était autre qu’un certain Philippe Saint-André. Un signe, qui sait...

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Clément Bigois avec Laurent Depret, à Christchurch