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Atcher : «Lomu est au niveau»

Président du directoire du club de Marseille-Vitrolles, Claude Atcher a accepté de s’exprimer sur la venue de Jonah Lomu. Pour le dirigeant marseillais, l’ancienne star mondiale du rugby répondra présent au challenge proposé par le club marseillais.

Claude Atcher, qu’en est-il du transfert de Jonah Lomu aujourd’hui ?
C’est fait. Il sera à Marseille les 10, 11, 12 et 13 juillet prochains pour finaliser son contrat et passer les examens médicaux.

C’est un véritable coup que vous venez de réaliser...
C’est une nouvelle extraordinaire pour le club, peut-être pour le rugby provençal et pour le rugby français. Jonah qui décide de rejouer au rugby, en France et à Marseille, c’est inespéré. C’est un coup énorme. Vous savez, Jonah avait déclaré depuis un moment qu’il n’accepterait pas que ce soit la maladie qui mette un terme à sa carrière. Il a toujours voulu rejouer. Il s’était un peu reposé pendant un an et demi. Il a reconstruit sa famille et il a un petit garçon de quatre mois. Il a toujours eu cette envie de vaincre le sort qui l’avait empêché de décider la date de la fin de sa carrière. Là, c’est une opportunité extraordinaire. Il revient à Marseille. Il supporte le projet et le challenge du club. Il a envie de donner un peu de son expérience aux jeunes, ce qui est pour nous une grande chance.

Où se situe Jonah Lomu sur le plan physique aujourd’hui ?
Je ne suis pas médecin. Sur ce plan-là, je ne me prononcerais pas. Mais il a passé le cap des trois ans de période critique de rejet de la greffe du rein. En ce qui concerne son physique, je dirais qu’il est dans une forme supérieure à celle qu’il avait lorsqu’il jouait au rugby. Il s’entraîne depuis neuf mois avec un préparateur physique personnel. Il fait 130 kg, il a des performances en développé-couché et en musculation supérieure à celles qu’il avait quand il jouait avec les All-Blacks. Aujourd’hui, je suis persuadé qu’il est au niveau. Il a sept kilos à perdre mais il les perdra d’ici le début du championnat. Il va être à un niveau proche de celui qu’il avait avec les All Blacks. Et puis, c’est sûr, en Fédérale 1, ce sera plus facile pour lui que pour les autres.

Avec la venue de ce grand joueur, vous faites un beau cadeau à la Fédérale 1 et aux adversaires de Marseille-Vitrolles.
Il y a des tas de gens qui disent que l’on va jouer dans un environnement hostile. Je ne suis pas du tout d’accord avec eux. Ca va être la fête partout. Jonah, c’est une légende du rugby international. C’est une magnifique occasion de voir évoluer cette légende.

Vous n’avez pas peur de faire de l’ombre à Toulon ?
Ça bouge dans le Sud-Est. Je pense que Marseille, qui est la deuxième ville française, mérite un grand club de rugby. Il y a un vrai bassin de rugby. Le comité de Provence est le 3e en France en nombre de licenciés. Il manquait quelques grands clubs mais cela est en train de disparaitre. Toulon fait partie des meilleurs clubs français, Aix est en Pro D2 et nous, nous affichons nos ambitions. On souhaite donner aux jeunes et aux joueurs du Sud-Est de pouvoir jouer au plus haut niveau, et que ce soit à Toulon, Aix ou à Marseille.

La rédaction - Intégrale Sport ( C. Cessieux)