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Barcella, miraculé en attente

Fabien Barcella

Fabien Barcella - -

Remis de sa grave blessure à un tendon d’Achille l’été dernier, le pilier biarrot participe normalement aux séances d’entraînement du XV de France à Marcoussis. Tout en ayant conscience qu’il n’est pas assuré d’être du voyage en Nouvelle-Zélande.

Une feuille blanche. Mais une chance au rattrapage. Fabien Barcella n’a pas joué la moindre rencontre de Top 14 la saison dernière. Aucune apparition et pourtant, quelques coups de téléphones réguliers de Marc Lièvremont. Et finalement, une intégration au groupe tricolore au début du mois de mai. A Marcoussis, depuis le début de la préparation du XV de France à la Coupe du monde (9 septembre au 23 octobre), le pivot du Biarritz Olympique est un peu le miraculé de la bande.

Déjà touché au genou gauche huit mois plus tôt, il a été victime en août 2010 d’une rupture totale du tendon d'Achille du pied gauche. Une grave blessure et une rechute, en janvier. « Ça m’a fortement ralenti, explique Fabien Barcella. J’ai été réopéré au mois de mars. J’ai eu la chance de tomber sur quelques bons spécialistes. Aujourd’hui, je suis là, à Marcoussis. C’était inespéré il y a quelques mois. Je ne m’attendais pas du tout à faire partie de ce groupe. » A 27 ans, il peut désormais rêver de la Nouvelle-Zélande.

« Je n’aurai pas de regret »

Sa participation à tous les entraînements, sans allègement de programme, pourrait donner confiance à Marc Lièvremont. Un sélectionneur du XV de France qui, le 22 août, devra rayer trois noms sur sa liste qui en compte 33 pour le moment. Actuellement six, les piliers ne seront plus que quatre ce jour-là. Parmi Fabien Barcella, Luc Ducalcon, Thomas Domingo, Nicolas Mas, Sylvain Marconnet et Jean-Baptiste Poux, deux rentreront à la maison.

« Si c’est moi, je serai très malheureux, confie l’Agenais d’origine. On sait que les piliers, on est sur la corde raide. Surtout ceux qui reviennent de blessure. Mais personnellement, ça ne me met pas plus que ça la tête au fond du seau. Si je pars fin août, je n’aurai pas de regret. » Le Biarrot, qui n’est « pas là pour faire la gueule » comme il le dit, aura alors profité au maximum de ses deux mois avec les Bleus. Avec une bonne humeur que sa longue rééducation n’a pas entamée.