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Bastareaud : « Les All Blacks, c’est le Brésil du rugby »

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Les joueurs du XV de France s’apprêtent à défier les All Blacks samedi. Mathieu Bastareaud, le jeune centre du Stade Français, livre ses impressions à quelques jours de cette prestigieuse rencontre.

Mathieu, vous avez un tatouage maori sur le bras gauche…
Oui, je l’ai depuis le début du Tournoi des six nations. Il a plusieurs significations. C’est un ami qui me l’a fait. Je lui ai demandé un dessin qui corresponde à ma personnalité. Il représente les ancêtres, la vie, l’impulsivité, la force, les îles du Pacifique… Il n’est pas encore fini parce ça fait mal quand même, donc j’ai préféré attendre. (Rires).

Est-ce une manière de dire aux All Blacks : « J’irai vous battre sur votre terre » ?
Pourquoi pas ? Les All Blacks, c’est un peu le Brésil du rugby. C’est la référence mondiale, une équipe qui est crainte partout dans le monde. C’est toujours un honneur de les rencontrer. Maintenant il faut démystifier tout ça, le maillot, le Haka… Il faut se dire que c’est quinze joueurs qui sont en face de nous, qu’ils sont tout à fait normaux, et qu’on a largement les moyens de les battre.

Que pensez-vous de cette équipe ?
C’est ce qui ce fait de mieux actuellement, notamment au niveau des centres. C’est un beau défi. Quand on joue à un certain niveau, on veut jouer contre les meilleurs. C’est toujours excitant de disputer de tels matches.

Les Blacks peuvent-ils être handicapés par leurs nombreux blessés ?
Beaucoup de leurs leaders ne sont pas là, certes. Mais on sait qu’en Nouvelle-Zélande, ils ont un réservoir infini de joueurs. A tout moment, ils peuvent nous sortir un nouveau Jonah Lomu de leur chapeau. Donc je ne crois pas qu’ils soient tellement diminués. Après, ils manquent peut-être de repères parce que c’est une équipe avec pas mal d’éléments nouveaux, notamment devant. Mais derrière, ils gardent leur ligne de trois-quarts habituelle.

Etes-vous impatient d’y être ?
Bien sûr. Depuis tout petit, je les vois à la télé. Ils proposent toujours un jeu attrayant, qui donne envie de les regarder. Donc là, à quelques jours de les jouer, l’excitation monte.

Le XV de France n’a gagné que trois fois en Nouvelle-Zélande…
C’est un beau challenge à relever. Ca rajoute un petit plus à cette rencontre. Je crois que des calculs ont été faits : on gagne chez eux tous les quinze ans. Ca tombe pile cette année. Après on ne va pas s’enflammer. On sait qu’on n’est pas favori. Mais généralement quand on est en position d’outsider ça nous réussit plutôt bien.

La rédaction - Laurent Depret en Nouvelle-Zélande