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Califano : « La vie continue »

Christian Califano en 2000 lors d'un test match face à l'Australie

Christian Califano en 2000 lors d'un test match face à l'Australie - -

Christian Califano arrêtera sa carrière au terme de la saison. Le pilier français de 35 ans ne retiendra que le meilleur de ses années sportives.

Christian Califano, vous avez décidé de tourner la page de votre carrière professionnelle…
Je crois que je n’ai pas encore réalisé que dans deux mois et demi, je raccrocherai les crampons au garage. Aujourd’hui, je le dis avec une certaine facilité. Ce sera peut-être différent après, quand les souvenirs me reviendront, notamment les années passées à Toulouse, mon expérience en Nouvelle-Zélande (à Auckland avec les Blues), et puis l’équipe de France. Une vie de sportif, c’est fabuleux, mais après la vie continue. Il y a de belles choses à vivre à côté aussi.

Vous arrêtez avec un sacré palmarès : six titres de champion de France (dont quatre d’affilée 1994-1997) avec le Stade Toulousain, deux Grands Chelems dans le Tournoi des V Nations…
Tous ces titres, mon palmarès, je n’y ai jamais prêté attention. Ce n’est pas l’essentiel pour moi. Je me souviens surtout des moments que j’ai vécus avec des mecs fabuleux. Pour avoir la chance d’en arriver là, j’ai notamment bénéficié du travail énorme de mes éducateurs. Je pense en particulier à mon premier entraîneur M. Patroni, et aussi à Guy Novès qui m’a beaucoup épaulé.

Vous terminez aussi avec 72 sélections en équipe de France. La dernière a été marquée par la plus large défaite de l'histoire du XV de France (10-61), face à la Nouvelle-Zélande...
Tout le monde m’a dit que c’était dur de finir comme ça… Non, franchement, c’était un grand moment pour moi. Je suis retourné là où j’avais commencé (ndlr : Califano a commencé sa carrière internationale en 1994, avec deux victoires en Nouvelle-Zélande). C’est sûr, j’aurais préféré finir sur une note positive et jouer la Coupe du Monde… Mais j’ai eu la chance de vivre une tournée magnifique, avec des jeunes. Je n’ai pas à être aigri de quoi que ce soit. Je n’ai vécu que des bons moments.

Vous mettrez donc un terme à votre carrière à Gloucester…
Oui, j’ai vécu 3 ans de galère à Agen. Ensuite, j’ai eu la chance d’intégrer cette grande équipe de Gloucester. Il me reste 2-3 mois pour jouer une belle carte sur les deux tableaux : le championnat et la Coupe d’Europe.

Et après, qu’allez-vous faire ?
Avec mes compères Thomas Castaignède et Eric Artiguste, on a monté une société de recyclage sur Toulouse. Dès que j’aurais fini mon contrat avec Gloucester, je pense que je prendrais deux ou trois mois pour faire le tour du monde et voir les potes. Ensuite, je rentrerai travailler avec eux.

La rédaction avec Laurent Depret