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Chabal : « Psychologiquement on est devant »

Sébastien Chabal a battu les Néo-Zélandais pour la deuxième fois de sa carrière.

Sébastien Chabal a battu les Néo-Zélandais pour la deuxième fois de sa carrière. - -

Entré en cours de match, Sébastien Chabal était ravi de la victoire des Bleus face à la Nouvelle-Zélande (27-22) mais il relativisait la victoire des siens.

Sébastien Chabal, que ressent-on après une victoire comme celle-ci qui rentre dans l’histoire, c’est seulement la quatrième de la France en Nouvelle-Zélande ?
C’est mitigé parce que c’est le début de la tournée bien que ça fasse 10 jours qu’on soit ensemble. C’est notre premier match, on nous disait que la France gagnait ici tous les 15 ans et c’était la 15e année. C’était à nous de le faire. Je crois qu’on peut être fier. On a montré qu’on avait les capacités de le faire et on l’a fait. Tout ceux qui ont joué on tout donné et on toujours cru à la victoire. On a réussi à les faire douter et une fois qu’une équipe est dans le doute ce n’est plus pareil. Quand elle recule sur des impacts et qu’elle laisse des ballons c’est différent. On a réussi à prendre un petit ascendant psychologique pendant les 30 premières minutes et même s’ils sont revenus ça leur a fait assez mal à la tête.

Vous dites que c’est mitigé mais il y a beaucoup de bonheur quand même. Seulement ce n’est pas fini !
Oui il y a beaucoup de bonheur et de fierté mais il en reste un à Wellington la semaine prochaine. Il ne faudrait pas s’envoler dans les nuages et puis prendre un coup de fusil une fois qu’on est tout là-haut. La victoire restera la victoire mais il ne faudra pas en prendre 70 la semaine prochaine. Je suis venu à il y a deux ans et j’en ai pris plus de 100 en deux matches.

C’est la deuxième victoire d’affilée contre les blacks après le quart de finale de Coupe du monde 2007 mais jamais une équipe de France n’a gagné trois fois de suite !
On dit jamais deux sans trois alors peut-être pourquoi pas ?

Vous avez parlé du match contre l’Australie, vous visez le 3 sur 3 ?
Maintenant qu’on a commencé comme ça on ne peut que partir dans cette optique. En début de tournée on savait que ça allait être compliqué. Quand vous commencez avec une victoire à Dunedin dans la maison de la douleur.. Ca a été dur mais maintenant on peut tout envisager. On a plus de confiance car on ne savait pas trop où on allait. On est un groupe qui vit bien. On va rester les pieds sur terre, bien préparer le prochain match et si ça doit passer ça passera. Ensuite on ira voir ce qui se passe en Australie.

Il y a un sentiment de revanche après les deux corrections de la dernière tournée ?
Non. Pour ma part non. J’essaye de ne pas regarder en arrière car ça peut nous faire déjouer. C’est un grand bonheur et c’est tout. 'We will see next week' (on verra la semaine prochaine).

Après votre succès, ça risque d’être l’enfer la semaine prochaine ?
Ca va être compliqué. Ils vont essayer de tout nous sortir, leur fameux haka, le kapa o pango. Mais il en faudra plus pour nous intimider. Aujourd’hui psychologiquement on est devant et sur le terrain aussi. On peut tout espérer.

La rédaction - Laurent Depret à Dunedin