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Chabal : « Une petite surprise »

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Sébastien Chabal débutera la rencontre, samedi, face à l’Australie, associé en deuxième-ligne à son capitaine Lionel Nallet.

Il y a un an, vous n'étiez pas en odeur de sainteté auprès du staff de l'équipe de France. Samedi, vous serez titulaire contre l'Australie en deuxième-ligne. Comment prenez-vous ce grand écart ?
Je suis content d'être titulaire, même si c'est pour moi une petite surprise. Deuxième-ligne, ça me va. C'est un poste qui me convient, où je me suis bien adapté. Quand le staff avait pris ses fonctions, j'avais très bien compris son discours. On a appris à se connaître lors de la tournée en Australie. C'est une histoire qui s'écrit, petit à petit…

Les discussions sur votre poste sont-elles devenues un faux débat ?
En tout cas, ceux qui radotent que je ne suis pas capable de tenir 80 minutes oublient que je suis un joueur de club et que je dispute une trentaine de matches par an dans leur intégralité. Ok, le niveau international, c'est un cran au-dessus au niveau du rythme. Mais bon, arrêtez avec ça ! Je ne sors pas de chez moi sans rien faire de toute la saison. Alors oui, c'est un faux débat.

Ca vous énerve encore ?
Non, mais bon, il faut bien que je vous réponde (sourire).

Un coup titulaire, un coup remplaçant, pourquoi peinez-vous à vous imposer durablement chez les Bleus ?
Si j'ai quelque chose à regretter, c'est justement ce parcours chaotique. Quand j'ai commencé avec les Bleus, en 2000, je n'étais pas prêt, ce qui explique les désillusions qui ont suivi. Alors, c'est vrai, je n'ai jamais réussi à m'installer durablement dans cette équipe. Mais j'ai quand même un beau parcours.

En tout cas, titulaire ou non, votre cote de popularité n'a pas chuté depuis la Coupe du monde. Comment vivez-vous avec, désormais ?
(Agacé) On me pose la question toutes les semaines. Ça fait partie du truc. Ça ne perturbe pas ma préparation. Moi, tant que ça fait du bruit dans les tribunes et que ça pousse derrière nous, ça me convient. Le reste…

Avec un peu de recul, vous parvenez à l'expliquer rationnellement ?
Non, ça, c'est votre job, pas le mien !

Le soutien du public ne sera pas de trop contre les Australiens…
C'est une grosse équipe. Très sérieuse, disciplinée, appliquée, qui ne fait pas grand-chose mais qui le fait bien. Elle joue très peu dans son camp et se nourrit de vos erreurs. Si on veut la battre, il faudra sans doute entrer, nous aussi, dans ce genre de schéma.

Est-ce une équipe aussi pénible que celle des Pumas ?
Non, peut-être un peu moins pénible. Mais plus forte. Elle est plus complète. Pour gagner, il va falloir gommer les imperfections et le trop-plein d'envie, qui nous a incités à parfois trop tenter et, forcément, à faire tomber des ballons. Contre l'Australie, ça se paierait cash ! Ils ont un buteur qui tourne à 90% de réussite. Si on commet trop de fautes, il ne va pas se poser de questions et enquiller les pénalités ! Lors de la tournée, on les avait bien embêtés pendant une heure. On les avait fait souffrir. Après, on s'était relâches, en mêlée notamment. A nous d'être précis et intelligents.

La rédaction