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Porical : « Très excitant comme challenge »

Jérôme Porical

Jérôme Porical - -

Formé à Perpignan, encore au club la saison dernière, c’est avec le Stade Français que Jérôme Porical va retrouver la pelouse d’Aimé-Giral ce vendredi (21h) avec, en ligne de mire, une place en finale du Challenge européen. Un défi qui n’effraie pas l’arrière international (4 sélections).

Jérôme, que représente à vos yeux le Challenge européen, que les clubs français ont tendance à dénigrer en début de saison ?

Que ce soit nous ou Perpignan, on a une place en H Cup à gagner. Perpignan est mieux placé (7e, ndlr). Ils peuvent, si Clermont ou Toulon sont champions, être qualifiés pour la prochaine Coupe d’Europe. Ce n’est pas notre cas (8e). On n’a que le Challenge européen pour espérer une place en H Cup. C’est la grosse carotte de cette compétition.

Si on vous avait dit, en signant au Stade Français, que vous joueriez une place en finale à Aimé-Giral…

Je ne sais pas si je l’aurais cru. C’est sûr que ça va être particulier pour moi. Maintenant, ce n’est pas la première fois que je vais y jouer cette année (défaite 32-16 le 23 février en Top 14, ndlr). Ce sera un peu moins particulier.

La première fois, avec l’accueil que vous avez reçu, vous a blindé pour cette demi-finale ?

Je remercie les gens qui ont été là pour moi et qui m’ont applaudi. Il y en a eu. Il y avait 80 % d’Usapistes qui m’ont soutenu. Après, le reste, je ne m’en préoccupe pas.

Est-ce que vous aurez une pression supplémentaire sur les épaules ?

La pression, elle est là pour tous les matches. Jouer contre mes amis, c’est particulier, c’est sûr. Jouer dans le stade dans lequel j’ai grandi, c’est aussi particulier, c’est sûr. Mais c’est très excitant comme challenge.

La dynamique actuelle est favorable au Stade Français ?

Les Perpignanais ont perdu à Agen (23-15). Ils doivent être très déçus. Ils avaient la possibilité de jouer une place de barragiste à Montpellier. Notre dynamique est bonne. On sort de trois victoires consécutives (19-16 contre le Racing, 28-20 à Agen, 36-20 à Bath), dont deux à l’extérieur. C’est plutôt satisfaisant. Maintenant, c’est un match-couperet, un match à fort enjeu et les deux équipes seront au rendez-vous.

Ce match n’est-il pas le plus important de la saison ?

Oui. C’est un match de phase finale. C’est excitant.

Ne partez-vous pas avec un sérieux handicap ? Perpignan a joué sans ses internationaux le week-end dernier…

Et ils vont aussi jouer chez eux. Quand on joue à la maison, on est favoris. Nous, on ne l’est pas pour ce déplacement. Ils perdent peu à Aimé-Giral. Ils ont eu la chance de faire récupérer leurs internationaux dimanche. Beaucoup de joueurs étaient au repos chez nous contre le Racing. On sera frais aussi vendredi soir.

Jouer contre une équipe française dans une compétition européenne, ça enlève un peu de piment ?

Ça enlève un peu de piment, c’est sûr. L’année dernière, on a vu que les quatre demi-finalistes étaient français (Toulon, Stade Français, Biarritz, Brive). Cela montre bien la domination des clubs français en Europe et l’importance de notre championnat, qui est supérieur je pense, aux championnats anglais et celte. Ce n’est pas un hasard si l’on retrouve plusieurs équipes françaises à ce niveau de la compétition.

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Propos recueillis par Laurent Depret