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Agustin Pichot : « Le Tri Nations est l’avenir du rugby argentin »

L'ancien capitaine des Pumas et joueur du Stade Français milite pour l'entrée de l'Argentine au Tri-Nations.

L'ancien capitaine des Pumas et joueur du Stade Français milite pour l'entrée de l'Argentine au Tri-Nations. - -

Ancien capitaine des « Pumas » et du Stade Français, Agustin Pichot travaille aujourd’hui au sein de sa Fédération où il est chargé de promouvoir la participation de l’Argentine au Tri-Nations.

Agustin, l’Argentine va t-elle bientôt intégrer le Tri-Nations. Où en est le dossier ?
Aujourd’hui le dossier est entre les mains de l’IRB qui réfléchit à la façon d’aider la sélection argentine sur le plan financier en vue de participer au Tri-Nations. Nous sommes une petite équipe et nous avons besoin d’aide pour participer à ce championnat. Je vais rencontrer d’ici demain des dirigeants pour voir comment ça avance.

Une participation de l’Argentine au Tri-Nations ne condamne-t-elle pas les joueurs Argentins à quitter le championnat de France ?
Aujourd’hui, le rugby français évolue. Dans le futur, ça va devenir de plus en plus dur pour les étrangers d’intégrer le Top 14. Il y a déjà de moins en moins d’Argentins dans les clubs français. Les joueurs se tournent vers l’Angleterre ou l’Italie. Le Tri-Nations est aussi un moyen pour les joueurs argentins de pallier ce problème en évoluant dans l’hémisphère sud.

N’est-ce pas dommage pour le Top 14 ?
La France a fait beaucoup pour le rugby argentin. Beaucoup de joueurs ont appris dans le championnat français. On a progressé au point de battre deux fois la France en Coupe du Monde. Aujourd’hui, la France doit aussi permettre à ses jeunes d’évoluer et d’apprendre. Elle ne peut pas se contenter d’utiliser les meilleurs joueurs de tous les pays. Participer au Tri-Nations va aussi nous permettre de développer le rugby argentin.

Que pensez-vous du départ de Juan Martin Hernandez du Top 14 ?
Juan Martin a quitté la France avec beaucoup de regrets. Il a fait beaucoup pour le Top 14. Mais avec ses qualités, il avait un très gros salaire. Le Stade Français devait s’en séparer parce qu’il coûtait trop cher. S’il est parti, c’est avant tout pour que le club réponde à ses obligations financières. Il n’a pas eu le choix. Mais, je sais qu’il aime toujours beaucoup la France et qu’il parle toujours de Paris.

La rédaction - Julien Richard