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Bastareaud : "Clermont, c’est une machine de guerre"

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Mathieu Bastareaud va disputer samedi avec Toulon une nouvelle finale de Coupe d’Europe, sa troisième. Pour RMC Sport, le centre du RCT et de l’équipe de France évoque les retrouvailles avec Clermont, mais aussi les moments particuliers avant une finale et la perspective de réaliser un triplé historique.

Mathieu, c’est à nouveau Clermont qui se dresse devant le RCT pour cette finale de Champions Cup. Qu’est-ce que ça vous fait de retrouver l’ASM ?
Vu leur parcours en Coupe d’Europe, on savait qu’on avait de grande chances de les revoir, de croiser leur route. Pour moi, Clermont, ça reste un bon souvenir. La finale avait tourné en notre avantage (16-15 en 2013). C’est un très bon souvenir car c’était mon premier titre en club. Mais il y a deux ans qui se sont écoulés, Clermont s’est bien renforcé. C’est une grosse équipe.

Vous allez disputer votre septième finale avec Toulon. Vous en avez gagné trois et perdu trois. Comment gagne-t-on une finale ?
Ça se gagne sur la préparation durant la semaine avec beaucoup de sérieux. Une semaine de finale, c’est toujours délicat, ça ne se ressent pas. J’ai eu la chance d’en faire sept, elles n’ont jamais été pareilles. Celle-là, je l’aborde avec un peu plus d’expérience. Je sais comment gérer cette pression, cette attente. Généralement, la journée est longue. Une finale se gagne à des détails. En 2013, on la gagne sur un ballon volé qui se conclut par l’essai de Delon Armitage et sur un contre à la derrière seconde sur la tentative de drop de David Skrela. Ce sont toujours des matches de très haut niveau.

Qu’est-ce qui vous fait peur dans cette équipe de Clermont ?
Clermont, c’est une machine de guerre, ils ont de grosses individualités mais on connait aussi leur force collective. Ils ont beaucoup d’arguments pour la gagner, nous aussi. Même si nous sommes double tenant du titre, ils sont favoris. En quart de finale et en demi-finale, ils ont dominé leur sujet, ça n’a pas vraiment été le cas de notre côté. On va leur laisser cette petite pression supplémentaire.

Clermont – Toulon, c’est le choc des titans...
Oui, sur ces dernières années, une rivalité s’est installée entre les deux équipes, les supporters mais aussi en raison de petites déclarations dont mon président a le secret. Nous sommes deux équipes ambitieuses, ça donne toujours des gros matches.

Gamin, vous rêviez du Brennus. Vous l’avez gagné l’an dernier. Mais gagner trois fois de suite la Coupe d’Europe ne serait-il pas plus fort ?
Oui, je pense, ce serait historique. Personne ne l’a fait. Mais il ne faut pas s’emballer. En face, il y aura une grosse équipe de Clermont. Mais nous sommes à 80 minutes d’un truc exceptionnel. C’est excitant. 

Maxime RAULIN