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Clermont : comment gagner 74 matchs d’affilée à domicile

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Clermont, qui reçoit les Anglais de Leicester ce samedi en quarts de finale de la H Cup (17h), a remporté ses 74 derniers matchs à domicile. Un incroyable record que les joueurs et le staff de l’ASM ont eux-mêmes un peu de mal à expliquer.

L’article est déjà affiché sur les murs du vestiaire. Vern Cotter a pris soin lui-même de le mettre en évidence. La sortie de Richard Cockerill, l’entraîneur de Leicester, dans les colonnes de La Montagne, expliquant qu’il voulait « écrire l’histoire » en battant Clermont chez lui, a beaucoup « plu » à son homologue auvergnat. Et lui sert d’un élément de motivation supplémentaire pour que ses joueurs poursuivent leur incroyable série à Marcel-Michelin. Depuis le 21 novembre 2009 et une défaite face à Biarritz (13-16), l’ASM a enchaîné 74 victoires consécutives dans son stade. Un record qu’Aurélien Rougerie et ses coéquipiers vont tenter de prolonger ce samedi en quarts de finale de la H Cup (17h).

Car même s’ils assurent penser plus au résultat global de la saison qu’à cet enchaînement de succès, les Clermontois veulent marquer encore un peu plus l’histoire du rugby français. Et pour cela, ils ont en poche quelques clés que d’autres formations n’ont pas trouvées. « Ce qui peut l’expliquer, c’est qu’il y a quand même une fierté d’appartenance particulière qui règne quand on a la chance de jouer sur cette pelouse, explique Jean-Marc Lhermet, le directeur sportif. Les joueurs sont fiers de porter le maillot, le public est fier de défendre ses couleurs, ce stade est rempli à tous les matchs, il y a une ambiance exceptionnelle. Et donc ce sont autant de petits ingrédients qui participent aussi à la victoire. »

Zirakashvili : « Au départ, je ne comprenais pas »

Un mélange « magique » que Davit Zirakashvili a lui-même du mal à expliquer. « Chez moi, en Géorgie, ils ne comprennent pas comment ça se fait qu’à domicile, on est aussi bon et qu’à l’extérieur il y a des "trucs" qui se passent. Je ne comprenais pas non plus au départ, avoue le pilier géorgien. Mais aujourd’hui quand on est là, on a l’impression que c’est notre jardin et que personne n’a le droit de toucher au record qui tient. Est-ce qu’on est avantagé par ça ? Je pense que oui. Parce que c’est énorme. On est là, on a notre public, on est à la maison, on a notre famille qui nous regarde. » « Il y a une culture qui a changé en même temps que le stade a grandi, renchérit Vern Cotter. Donc les supporters sont devenus plus proches, plus près de nous, ils nous aident. »

Reste que ce match face à Leicester est peut-être le dernier à élimination directe cette saison à Marcel-Michelin, qui sera évidemment plein pour l’occasion. Car en cas de qualification, la demie et la finale de la H Cup auraient lieu sur terrain neutre. Tout comme en Top 14. Alors pas question de mettre fin à la série ce samedi. Et pour que ses supporters gardent leur optimisme, Cotter dégaine un autre argument sans faille : « Nous sommes des compétiteurs et une bonne équipe. Et une bonne équipe, ça n’aime pas perdre. » Sans doute l’explication la plus rationnelle à cette formidable série.

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AA avec OS et à Clermont