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H Cup : Toulouse joue son huitième

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En tête de sa poule, à égalité avec les Saracens, Toulouse reçoit les Anglais ce dimanche après-midi (16h), dans le cadre de la cinquième journée de H Cup, pour un véritable huitième de finale déguisé. Pression sur le Stade.

Romain Millo-Chluski plante le décor. « C’est un huitième de finale, un match couperet, un gros défi. Tout est réuni et il ne faut pas avoir de regrets. » Le deuxième-ligne ne survend pas l’événement. Toulouse joue gros, très gros, à l’occasion de la réception des Saracens ce dimanche (16h) pour le compte de la cinquième et avant-dernière journée de H Cup. Un véritable huitième déguisé. En tête de la poule 3, à égalité de points (15) avec les Anglais, le Stade Toulousain s’assurerait la première place et la qualification pour les quarts en cas de succès. Une victoire la semaine suivante à Parme, battu cinq fois en cinq matches, laisserait ensuite entrevoir un quart à domicile. Un nul face aux Saracens peut aussi qualifier les troupes de Guy Novès à condition de décrocher le bonus en Italie. Mais une défaite peut faire basculer Toulouse du mauvais côté.

Car si le Stade a réussi l’exploit de revenir de Wembley victoire en poche à l’aller (16-17), les Saracens restent un sacré morceau. Un énorme. En tête de leur championnat avec douze victoires en onze matches et la meilleure attaque (moyenne de quatre essais par match), les Anglais impressionnent cette saison : 29-9 à Gloucester, 49-10 contre Leicester ou encore 22-12 chez les Harlequins. De quoi faire peur à un Toulouse branché sur courant alternatif en Top 14 avec neuf victoires en seize matches et une quatrième place.

Novès : « Je ne sais pas si on sera capable de rivaliser »

« Les Saracens ont la capacité de vaincre n’importe où, confirme Novès. Aller mettre 30 points à Gloucester sur son terrain, sans prendre un essai, battre Leicester de 40 points… Ils ont du dynamisme et ils ne se consomment absolument pas dans les rucks, où ils sont tout le temps replacés. Ils ont pas mal de Sud-Africains mais leur jeu me donne l’impression qu’il se rapproche plus du rugby néo-zélandais. » Une belle comparaison. Qui pousse le manager toulousain à s’annoncer sceptique – façon de retourner la pression ? – quant aux capacités de son groupe à relever le défi. « Il est rare en Europe d’avoir des équipes de ce niveau-là. Un grand Clermont ou un grand Toulon peuvent encore rivaliser face à ce genre d’armada et de qualité de jeu, juge Novès. Je ne sais pas trop si le Stade Toulousain en sera capable compte tenu des problèmes rencontrés ces dernières semaines et de la mobilisation générale de nos troupes pour l’équipe de France. »

Une certitude : les intéressés ne manqueront pas de motivation. « On est tous conscients de l’événement, indique Millo-Chluski. Notre implication est décuplée. Cette semaine, on a bien ressenti une pression supplémentaire. Il ne faut pas avoir de regrets. Je ne sais pas si on est au même niveau que lors du match aller, où les Saracens ont été surpris, mais j’espère qu’on sera prêt dimanche. Eux comme nous sont des compétiteurs. Mais on n’a pas l’intention de se laisser faire. » L’intensité devrait donc être à son maximum. « Ça va être physique, dur, intense, lance Gurthrö Steenkamp, pilier sud-africain de Toulouse. Mais nous sommes bien préparés et je suis impatient de voir ce que notre équipe peut faire. » A trois semaines du Crunch, lors de la première journée du Tournoi des VI Nations, c’est aussi tout le rugby tricolore qui suivra cette confrontation franco-anglaise avec intérêt.

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A.H. avec W.T. à Toulouse