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Le BO sait ce qu’il lui reste à faire

Dimitri Yachvili

Dimitri Yachvili - -

Malgré leur courte défaite sur le terrain de l’Ulster samedi (9-6), les Basques ont toujours leur destin en main pour jouer les quarts de finale de la Coupe d’Europe. A condition de battre Bath le week-end prochain.

Belfast, samedi. Le Ravenhill Stadium est balayé par un vent pluvieux en cette fin d’après-midi. Il reste deux minutes à jouer entre l’Ulster et Biarritz. 6-6 au tableau d’affichage. C’est le moment choisi par M. Owens, l’arbitre de la rencontre, pour offrir une pénalité aux Nord-Irlandais. A 50 mètres des poteaux, Ian Humphreys ne tremble pas. Le demi d’ouverture transforme sa troisième tentative de la rencontre et offre une victoire précieuse aux locaux…
Frustrant. Rageant même pour une équipe du BO qui pensait tenir le nul lors de cette 5e journée de H-Cup. « On est déçus, reconnaît Dimitri Yachvili, auteur de deux pénalités. On n’est pas passé loin de faire un bon résultat. Malgré tout, on est fiers de notre prestation. On a essayé de créer du jeu dans des conditions difficiles. Maintenant, on va essayer de récupérer de bien préparer la réception de Bath le week-end prochain. »

Une rencontre décisive pour la qualification en quarts de finale. Malgré leur courte défaite sur « la colline aux corbeaux », les Basques, forts du point de bonus défensif, restent maîtres de leur destin. En tête de leur poule, à égalité avec l’Ulster (17 points), ils ont l’avantage dans les rencontres particulières. Une victoire bonifiée face à Bath les propulserait donc automatiquement en quarts.

August : « Ça va être difficile »

Mais encore faut-il y parvenir. D’autant que le BO jouera sans filet. Car un faux-pas de l’Ulster en Italie contre l’Aironi relève presque de l’utopie. « Ça va être difficile contre Bath, estime le talonneur Benoit August. On connait les Anglais. Ils ne lâchent jamais rien. On a gagné chez eux à l’aller (11-12). Ils ont à cœur de prendre leur revanche. On sait ce que vaut cette équipe. Maintenant, c’est sûr que c’est mieux d’avoir son destin en main. Ça nous évite de compter sur un faux-pas totalement improbable des Irlandais contre l’Aironi. Donc on va se concentrer sur nous. » 

Après un début de saison cauchemardesque, Biarritz a su relever la tête en retrouvant une certaine cohésion. Depuis quelques semaines, les joueurs de Jean-Michel Gonzalez montrent un tout autre visage. Reste à le confirmer samedi prochain (14h30). « Il faut qu’on gagne en marquant le maximum d’essais, résume Jack Isaac, le co-entraîneur du BO. On va croiser les doigts. »