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Le Stade Français ne veut pas gâcher

L'habituel ouvreur du Stade Français va devoir se reconvertir en demi de mêlée face à Bath.

L'habituel ouvreur du Stade Français va devoir se reconvertir en demi de mêlée face à Bath. - -

Malgré les blessures, la suspension de Dupuy et un demi de mêlée de fortune, le Stade Français peut faire un pas décisif vers les quarts de finale en cas de succès à domicile, samedi (14h45) contre Bath.

Beaucoup paieraient cher pour retrouver leurs dix-huit ans. Pas forcément Hugo Southwell. L’arrière international écossais du Stade Français, bientôt la trentaine, va pourtant faire un bond forcé dans le passé ce samedi contre Bath. La faute à l’avalanche de défections qui touche les demi de mêlés parisiens et va le forcer à troquer son habituel n°15 pour un n°9 qu’il n’a plus porté depuis ses années de formation. « Cela ne va pas le changer beaucoup, rassure l’entraîneur des arrières stadistes, Didier Faugeron. Sa qualité au pied nous amène quelques certitudes. Après, dans le jeu courant, il va falloir qu’il colle très vite au ballon alors qu’il avait l’habitude de regarder le jeu d’un peu plus loin. »

Pour cette rencontre décisive dans l’optique des quarts de finale, Paris devra faire sans tous ses spécialistes du poste. Alors que les doublures Noel Oelschig et Charlie Davies sont blessés et que le jeune Aristide Barraud (20 ans) n'est pas qualifié en H Cup, le titulaire Julien Dupuy n’a vu sa sanction réduite que d’une semaine en appel. Sa saison est terminée. « J’étais surpris de voir Hugo nous commander en touche, préférait en sourire le pilier Sylvain Marconnet à l’issue de l’entraînement, vendredi. Mais c’est un joueur talentueux et il saura relever le défi. De toute façon il en fallait un et c’est peut-être le mieux armé pour endosser ce maillot. A nous les avants de lui rendre la tâche la plus facile possible. » Car le jeu en vaut la chandelle.

Rabadan : « On a retrouvé des repères collectifs »

En cas de succès à Jean-Bouin contre Bath, le Stade Français conserverait au moins quatre points d’avance en tête de son groupe avant l’ultime déplacement du 23 janvier à Edimbourg. Un objectif dans les cordes parisiennes, trois mois après la victoire arrachée en Angleterre lors du match aller (29-27). D’autant que les hommes de Stephen Meehan végètent à la dixième place de leur championnat. Eliminé de la course aux quarts, Bath ne peut plus viser qu’un accessit en Challenge européen. « Il ne faut pas tenir compte de ça, prévient l’entraîneur parisien Jacques Delmas. Ils ont fait leur meilleur match en Coupe d’Europe contre nous. Compte tenu de nos propres problèmes, on va être très vigilant. »

Incapable de gagner deux fois de suite depuis mi-septembre, Paris veut confirmer sa victoire à l’orgueil décrochée le week-end dernier contre Biarritz au Stade de France (25-15). « Depuis, ça va mieux, plaide le troisième ligne Pierre Rabadan. On a retrouvé des repères collectifs, ce qui est compliqué lorsqu’on est amené à changer régulièrement d’équipe et à des postes importants. C’est un équilibre difficile à trouver. » Et à ne pas gâcher alors qu’il commence à prendre forme.

S.C. avec M.L. et C.C.