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Paris complète le carré

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Une courte défaite à Edimbourg (9-7) permet au Stade Français de décrocher, dans la douleur, le point qui lui manquait pour valider sa qualification. Quatre clubs français seront présents en quarts de finale. Une première depuis l’intégration des clubs anglais en 1999-2000.

Toulouse s’est trouvé du renfort. Unique rescapé du premier tour la saison dernière, le triple champion d’Europe se sentira moins seul en avril prochain. Biarritz, Clermont et le Stade Français l’accompagneront lors des quarts de finale. Le rugby français ne s’était pas aussi bien porté sur le plan continental depuis dix ans. Cette deuxième présence à quatre, en quinze éditions de la H Cup, a d’autant plus de valeur que début 1999, les clubs anglais boycottaient encore la compétition. Mais l’histoire pourrait bégayer jusqu’au bout puisque le rugby d’outre-Manche n’est toujours pas assuré d’avoir ne serait-ce qu’un représentant en phase finale. Une sacrée dégringolade après avoir compté entre trois et… six quarts de finalistes depuis trois ans.

La forte coloration tricolore des quarts de finale n’est pas pour autant le gage de soulever un trophée qui fuit l’Hexagone depuis 2005. Les cas de figure peuvent encore être multiples en fonction des résultats de dimanche mais la bande des quatre risque fort de s’auto-réduire à deux éléments. Les quarts de finale pourraient en effet opposer Biarritz à Clermont et Toulouse au Stade Français !

Si la tendance se confirmait, les Parisiens se satisferaient aisément d’un déplacement en Haute-Garonne, tant ils ont souffert pour ne pas gâcher le Petit Chelem français. Chahutés à Edimbourg, pourtant déjà éliminé, les hommes de Jacques Delmas n’ont souvent eu que leur courage à opposer pour arracher le petit point qui leur manquait. Le seul essai de la rencontre, inscrit par le deuxième-ligne parisien Pascal Papé (28e), a été suivi d’une grosse domination écossaise, uniquement récompensée pas trois pénalités de Chris Paterson (11e, 37e, 46e) et un court succès (9-7). Paris s’est au moins rassuré sur sa solidité défensive. Mais il lui faudra bien plus pour ne pas être la dernière roue du carrosse français.

S.C.