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Perpignan rêve de Cardiff

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Après l’élimination de Toulouse ce samedi, Perpignan reste la seule chance française de victoire dans cette H-Cup version 2010-2011. Mais avant de penser à une finale contre le Leinster le 21 mai, les hommes de Jacques Brunel devront écarter les redoutables Anglais de Northampton (16h).

De Barcelone à la banlieue de Londres. Après avoir « reçu » Toulon en quart de finale de la H-Cup devant 55 000 Catalans conquis au stade Montjuic, les Perpignanais ont désormais la tête tournée vers Milton Keynes. Située à 85km de Londres, la « capitale énergétique du Royaume-Uni » ne sera pas aussi accueillante que Barcelone. Tout simplement parce que Jacques Brunel et ses hommes se présenteront devant un public entièrement dévoué aux Saints. Les joueurs de Northampton n’évolueront pas dans leur habituelle antre de Franlin’s Gardens, mais la manière dont ils ont dominé l’Ulster à « MK » en quart de finale (23-13) laisse augurer du pire.

Northampton, vainqueur de la compétition en 2000, est d’ailleurs la seule équipe à avoir remporté ses sept premières rencontres. Si elle allait au bout, elle serait la première à réaliser une pareille performance. Un « détail » qui pourrait faire frissonner les Perpignanais qui disputeront là leur troisième demi-finale continentale. « C’est compliqué de gagner à l’extérieur, surtout une demi-finale sur un terrain britannique, reconnaît Philippe Brunel. Mais on l’a déjà fait » (ndlr : cette saison, l’USAP a accroché le nul sur la pelouse de Leicester [22]). Et depuis que les coéquipiers de Nicolas Mas savent qu’ils ne se qualifieront pas pour la H-Cup la saison prochaine via le championnat, cette rencontre revêt une toute autre importance.

Mas : « Si on a peur, il ne faut pas y aller »

Une pression que ne veulent pas assumer les Perpignanais. « Nous avons suffisamment de pression quand on joue un match de cette importance. Ce n’est pas la peine d’en rajouter avec une éventuelle défaite », glisse Julien Candelon. « On a la qualité et l’expérience pour gagner. Si on a peur, il ne faut pas y aller », reprend en échos Nicolas Mas, déjà là lors des demi-finales en 2003. Championne de France en 2009 et finaliste l’année dernière, l’USAP s’est redécouvert une ambition européenne ces dernières semaines. Celle d’aller au bout. « C’est notre ambition. Et pour ça, il nous faut un exploit. C’est le plus beau qui arrive : le titre de champion d’Europe. Mais pour cela, il nous faut battre un adversaire redoutable », confie Jacques Brunel.

Toulouse éliminé en demi-finale ce samedi à Dublin contre la province du Leinster (32-23), les derniers espoirs français de cette phase finale ne reposent que sur les épaules de Perpignan. Une phase finale de H-Cup que l'USAP n'a plus connu depuis 2003 et la finale perdue face à Toulouse. Et cette saison ressemble étrangement à celle de 2003, année où elle avait regardé les phases finales du Top 16 à la télé et disputé une demi-finale remportée du côté de Landsdowne Road face au Leinster avant de tomber face à Toulouse. Cette fois-ci, c’est le Leinster qui se dresserait sur leur route en cas de finale. Après Barcelone et la banlieue londonienne, les Perpignanais se verraient bien boucler leur tour d’Europe du côté de Dublin le 21 mai.

P.Ta. avec J.L. à Perpignan