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Toulon savoure son exploit

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Au lendemain de leur superbe performance en H-Cup contre le Munster (32-16), les Toulonnais avaient rendez-vous au centre d’entraînement pour un décrassage dans la bonne humeur. Reportage au plus près des héros du week-end.

Ils avaient quartier libre, ils en ont profité. Dans le quartier du Mourillon, les joueurs du RCT ont dignement fêté leur victoire contre le Munster (32-16), qui les qualifie pour les quarts de finale de la H-Cup. Et pour certains, la nuit de dimanche à lundi a été courte…

Dans le sillage de Pierre Mignoni, arrivé avec une heure d’avance, ils sont pourtant tous présents en ce lundi matin, pour le décrassage du jour. Au programme, des laitages et du jus d’orange, mais aussi des œufs dur, du jambon et du pain, à la cantine du club. Sur les écrans plats de l’espace d’entraînement Ange-Siccardi, les images du match de la veille tournent en boucle.

« C’était un moment très spécial pour tout le monde, se remémore Jonny Wilkinson. C’était incroyable de voir tant de monde en dehors du stade avant le match. Il faut savourer cette victoire et avancer. Mais une telle ambiance et un tel état d’esprit, c’est super. »

L’ambiance de Mayol, c’est manifestement l’image qui continue d’éblouir les joueurs du RCT et leur président au lendemain de leur victoire. « A la fin du match, l’arbitre nous a dit : ‘Avec un public comme ça, quand vous démarrez le match, vous menez 15 à 0…’, glisse Mourad Boudjellal. C’était une vraie poule de la mort. Sortir le Munster et les Ospreys, c’était impensable en début de saison. On n’a pas gagné un titre, mais on a gagné un souvenir. »

Après un footing matinal d’une demi-heure, le président toulonnais a décidé de passer la journée avec ses joueurs. Du décrassage des titulaires, duquel Fernandez, touché au genou gauche, est dispensé, aux ateliers de lutte pour les jeunes et les joueurs non-utilisés, il ne rate rien.

Boudjellal : « La H-Cup, c’est une drogue à accoutumance immédiate »

Sur le terrain, c’est une équipe heureuse qui se remet des excès – sportifs et autres… – de la veille. « Ça fait moins mal quand on gagne, on récupère plus vite, admet Laurent Emmanuelli. Mais le plus dur, c’est de ne pas se contenter de ce match et de continuer. » Comme souvent, Jonny Wilkinson est le dernier à quitter le terrain et à rejoindre ses partenaires pour un repas en commun. Pour la suite, les Toulonnais ont quartier libre, encore une fois. Mais la plupart passeront le lundi soir au chaud, dans leur famille. En rêvant déjà à la suite du parcours européen.

« C’est une drogue à accoutumance immédiate, avoue Mourad Boudjellal. On devient très vite ‘addict’. ‘H’, c’est un très bon nom pour cette Coupe… » Nul doute que les supporters toulonnais partagent son avis.