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« Wilko » rapproche Toulon du paradis

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Grâce à 24 points d’un Jonny Wilkinson à nouveau magistral, Toulon s'est imposé face aux Saracens (24-12), ce dimanche à Twickenham. Le RCT affrontera Clermont en finale de la H Cup, le 18 mai prochain à Dublin.

Adulé en Angleterre depuis une Coupe du monde offerte au XV de la Rose en 2003, Jonny Wilkinson va peut-être commencer à en agacer certains de l’autre côté de la Manche… Après avoir scalpé Leicester il y a 15 jours en quart de finale, « Wilko » a décapité ses compatriotes des Saracens ce dimanche en demi-finale. Auteur des 24 points de la victoire toulonnaise (24-12) dans son antre fétiche de Twickenham, l’ouvreur anglais offre à Toulon la première finale de H Cup de son histoire. Ce sera face à Clermont, le 18 mai prochain à Dublin, pour la quatrième confrontation 100% tricolore à ce stade de la compétition.

Sauveur d’une équipe toulonnaise dominée au tour précédent face à Leicester, Wilkinson a cette fois endossé le costume d’infaillible bourreau, concrétisant la domination du RCT dans les phases de conquête. « J’ai été très impressionné par Toulon avec la férocité de sa défense, agressive, à la limite de la règle, commentait Richard Pool-Jones, membre de la Dream Team RMC Sport. C’est comme ça qu’ils ont gagné ce match. Et bien sûr Jonny Wilkinson avec son pied gauche magistral. » Magnifiques d’intensité défensive orchestrée par un énorme Fernandez-Lobbe, les Varois ont croqué leurs adversaires dans les rucks, ces phases de jeu au sol, et dominé en mêlée, un secteur de jeu pourtant en souffrance ces dernières semaines. Leaders du championnat anglais, les Saracens n’auront mené au score qu’une petite minute, de la deuxième à la troisième, suite à une première pénalité de Farrell, auteur des 12 points de son équipe. Avant que maitre Wilko n’entre en piste et ne donne la leçon à son successeur en équipe d’Angleterre…

Boudejellal : « Jonny, c’est comme les Rolling Stones »

Bien sûr, Toulon, souvent malmené, a parfois tremblé. Comme lors de l’expulsion temporaire du troisième-ligne sud-africain Rossouw (58e), l’un des rares toulonnais en dessous, suite à un plaquage haut sur Vunipola. Les Saracens pointaient alors à trois longueurs et s’appliquaient à un pilonnage en règle des 22 mètres varois. A 14 contre 15, le RCT n’a pas relâché l’étreinte. Une énième faute au sol anglaise permettant même à Wilko de signer l’un de ses chefs d’œuvre du jour en passant une pénalité à plus de 50 mètres des poteaux. 

« Jonny ? Je l’avais dit. Les assassins reviennent toujours sur les lieux de leur crime. Jonny, c’est comme les Rolling Stones, admirait le président toulonnais Mourad Boudjellal. Il y a des nouveaux qui arrivent et on se dit « c’est pas mal ». Mais quand tu vois les vieux papys sur scène, tu te dis que les Stones, ça reste les Stones. Jonny, c’est pareil. Jonny, ça reste Jonny. » L’image d’un Wilkinson tapotant doucement l’épaule du jeune Farrell venu plaquer l’idole sur le drop de la gagne (80e) donnera tout son sens à la boutade de l’inspiré Boujellal, en larmes au coup de sifflet final. On craindrait presque pour sa santé en cas de nouvel exploit en finale…

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