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Des retrouvailles tout sourire

Julien Bonnaire

Julien Bonnaire - -

Sourires, bonne humeur et mines bronzées... Il régnait un air de rentrée des classes ce mardi matin à Orly pour les retrouvailles des joueurs du XV de France. Les choses sérieuses vont pouvoir commencer à deux mois et demi du début de la Coupe du monde.

C’est un rituel immuable. Les joueurs du XV de France se sont retrouvés, ce mardi matin au bar de l’Arrivée de l’aéroport d’Orly. Et les vacances ont visiblement fait le plus grand bien aux internationaux, regonflés à bloc avant d’entamer deux mois de préparation intensifs pour la Coupe du monde. Devant les peu nombreuses caméras de télévision, les Bleus sont apparus tout sourire au fur et à mesure de leur arrivée.

Les Biarrots (Marconnet, Barcella, Harinordoquy, Lakafia, Yachvili, Traille) sont arrivés les premiers sur les coups de 8h30. Ils ont rejoint immédiatement Marcoussis en compagnie du sélectionneur, Marc Lièvremont et du capitaine montpelliérain Fulgence Ouedraogo. Les avions en provenance de Perpignan (9h20), Toulouse (9h30) et Clermont (10h) se sont ensuite posés, occasionnant un flux continu de retrouvailles autour des tables du café.

Bonnaire : « On va en chier… »

Seuls manquaient à l’appel les Parisiens (Nallet, Szarzewski et Papé) et quelques joueurs arrivés dans la capitale la veille (Médard, Trinh-Duc ou encore Parra). Pour les autres - y compris les blessés (Rougerie, Domingo, Servat) - les shorts, tongs et tee-shirts étaient encore de rigueur. Les mines bronzées ont témoigné du plus grand bien qu’a procuré la coupure depuis la fin du championnat le 4 juin dernier. Certains en ont profité pour régler les derniers soucis logistiques.

Comme Cédric Heymans transféré de Toulouse à Bayonne : « Si quelqu’un a une maison à louer. Je n’ai toujours pas de maison et ça commence à m’inquiéter un peu », a lancé, comme un appel, l’ailier international. Julien Bonnaire redoute lui le programme copieux qui se profile : « On sait qu’on va en chier, a prévenu le troisième ligne. Je ne sais pas ce qui nous attend mais ça sera dur, c’est sûr. » Après l’arrivée du manager Jo Maso, dernier sur place, la joyeuse bande a pris la direction de l’Essonne et du centre nationale de rugby. La première journée sera consacrée au screening de chaque joueur, sorte de photographie de l’état physique et psychologique. Il sera ensuite temps de se mettre au travail.