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Dusautoir : « J’aimerais disputer la Coupe du monde 2015 »

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Invité du Moscato Show, le capitaine du XV de France est longuement revenu sur l’épopée des Bleus en Nouvelle-Zélande. Le Toulousain, qui a renoué ce week-end avec la compétition, nous a aussi confié son désir de disputer la prochaine Coupe du monde, dans quatre ans en Angleterre.

Thierry Dusautoir, comment jugez-vous votre retour à la compétition avec le Stade Toulousain, ce week-end, au Connacht en H Cup (10-36) ?

C’était particulier. On était attendu. Le président irlandais était là. Il y avait une grosse atmosphère. J’avais un peu de pression parce que je revenais à la compétition. Guy (Novès, l’entraîneur toulousain) m’avait parlé durant la semaine.

Vous avez été élu meilleur joueur de l’année 2011 par l’IRB. Cela atténue-t-il votre déception après la finale perdue en Coupe du monde ?

Ça fait plaisir mais si j’avais pu choisir, j’aurais préféré le titre de champion du monde.

Durant la Coupe du Monde, avez-vous suivi les différents rebondissements dans la presse, notamment en France ?

Après le match du Japon (47-21), j'ai préféré couper le son. Avec du recul, on en rigole, mais sur l'instant, ce n'était pas facile à vivre. Il y avait une compétition à gérer et il fallait rester concentré. On s'est servi de tout pour répondre à l'adversité. Mais les Néo-zélandais n’étaient pas tendres non plus.

« Pas fâché avec Lièvremont »

Pouvez-vous nous parler de votre entente avec votre ancien sélectionneur, Marc Lièvremont ?

Elle ne s’est pas dégradée. Il y a eu l’histoire des "sales gosses". On lui a dit que certaines choses devaient rester dans le groupe. C’était plus constructif que négatif.

Il affirmé que son principal levier était la franchise…

C’est vrai. Il a toujours dit ce qu’il pensait avec franchise. Ça a pu blesser certains joueurs. La majorité est allée le voir pour s’expliquer. Il a des rapports francs avec les joueurs. C’est son caractère. On ne va pas le changer. On n’a pas terminé la Coupe du monde fâché. Pourquoi le serait-on ? On a perdu d’un point en finale contre la Nouvelle-Zélande (7-8). Certains équipiers ont exprimé ce qu’ils ressentaient mais c’est un choix personnel. S’il y a eu des explications, elles sont restées entre quatre murs. Et entre nous.

Que reste-t-il de cette aventure ? Avez-vous ressenti un vide ?

Au niveau des émotions, on est passé par tous les états. Surtout lors des trois dernières semaines. Le groupe s’est resserré. L’intensité de tout ce qu’on a vécu renforce les liens. Au niveau sportif, on est tous très déçu d’être passé si près d’un titre mondial. Mais je ne pensais pas qu’on pouvait faire un tel match en finale.

Vous venez d’avoir 30 ans. Vous projetez-vous sur la Coupe du monde 2015 ?

Oui, j’aimerais la disputer. Mais ça se prépare. Il y a d’abord des échéances à court et moyen termes. »