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Dusautoir : « Revenir avec au moins une victoire »

Thierry Dusautoir

Thierry Dusautoir - -

Le XV de France dispute, samedi à Auckland (9h35), le premier de ses trois test-matches face aux All Blacks. Capitaine pour cette tournée, Thierry Dusautoir emmène une équipe jeune et ambitieuse qui ne compte pas rentrer bredouille de Nouvelle-Zélande.

Thierry, comment vous sentez-vous avant ce premier match face aux All Blacks ?

Je suis content d’être en Nouvelle-Zélande. Revenir ici, c’est important dans une carrière. C’est mon troisième séjour et, dans le rugby, c’est toujours le summum de jouer à l’Eden Park. J’aimerais sortir du terrain avec une victoire parce que, quoiqu’il arrive, ça sera mon dernier match ici. Mais pour beaucoup de nos joueurs, c’est une première. Certains vont même débuter leur carrière internationale. Il va falloir gérer cette double pression : celle de la première et celle de jouer les Blacks.

La finale de Coupe du Monde perdue ici il y a deux ans contre les Blacks est-elle toujours dans les esprits ?

Non c’est loin, c’est fini. Aujourd’hui, on ouvre une nouvelle page, une nouvelle histoire. Nous venons avec beaucoup de jeunes, de nouveaux joueurs. Dans le groupe, on ne doit pas être plus de quatre ou cinq à avoir débuté cette finale. Le passage de témoin a eu lieu. Aujourd’hui, mon travail de capitaine, c’est d’aider ces jeunes, comme Camille (Lopez) à gérer cette pression.

Quel est l’objectif de l’équipe sur cette tournée ?

Je ne veux pas trop m’avancer, mais quand on entre sur le terrain, c’est pour gagner. On a l’ambition de revenir en France avec au moins une victoire. On sait que c’est toujours un exploit contre les Blacks. Mais c’est ce qu’on veut faire.

« On est nerveux »

Les Néo-Zélandais présenteront eux aussi un groupe rajeuni. Comment voyez-vous cette équipe ?

Comme nous, c’est une équipe renouvelée. Il reste peu de joueurs par rapport à la finale de la Coupe du monde. Et les absences de joueurs comme Richie McCaw ou Dan Carter (forfaits) changent forcément la donne. Mais je ne me fais de soucis pour eux, il y a toujours un réservoir de très bons joueurs en Nouvelle-Zélande.

Il y a quand même beaucoup d’absents chez ces Blacks. Cela vous rappelle-t-il le contexte du match que vous aviez gagné là-bas en 2009 ?

Non, pas vraiment. A l’époque, on avait une équipe expérimentée. Aujourd’hui, comme je l’ai déjà dit, on présente une équipe jeune. Ça va être intéressant.

Quelle est la pression sur ces test-matchs par rapport aux compétitions ?

Elle reste très forte. On est nerveux à l’approche du match, et c’est même sain. Quand il n’y a pas la pression d’une élimination, il y a celle qu’on s’impose. Et comme on a des objectifs élevés, il y en a forcément.

Cette tournée en Nouvelle-Zélande, c’est aussi le retour sur ces terres de Mathieu Bastareaud, 4 ans après l’affaire de l’agression inventée. Comment allez-vous gérer ce contexte

Certaines choses se sont passées il y a 4 ans. Aujourd’hui, on a passé l’éponge et on regarde devant. On préfère se concentrer sur le terrain, sur le sportif, c’est plus sain.

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Propos recueillis par Laurent Depret, à Auckland