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Ecosse-France : mission rachat pour les Bleus

Le XV de France en quête de rachat en Ecosse

Le XV de France en quête de rachat en Ecosse - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Battu au Pays de Galles il y a deux semaines (27-6), le XV de France a soif de rachat ce samedi en Ecosse (18h). Un succès et les Bleus pourraient rêver de victoire dans le Tournoi des VI Nations. Un revers les replongerait dans la crise.

Les hauts, le très bas… et après ? C’est toute la question pour ce XV de France cuvée 2014, avant un match capital à plus d’un titre ce samedi en Ecosse (18h). Après les victoires plutôt probantes contre l’Angleterre (26-24) et l’Italie (30-10), les Tricolores sont retombés dans leur travers il y a deux semaines au Pays de Galles. Et bien comme il faut ! Battue nettement (27-6), la France a ravivé les vieux souvenirs d’une année 2013 noire (deux victoires, un nul et huit défaites). Alors, pour chasser définitivement les vieux démons et éviter toute rechute, les Bleus savent ce qu’ils ont à faire.

Pour faire passer le message, Philippe Saint-André a tapé du poing sur la table le week-end dernier. Très fort. En cause, surtout, l’attitude de nombreux joueurs. « On a l’envie de montrer un autre visage de l’équipe de France, assure le capitaine Pascal Papé. Je crois qu’on n’a pas fait rêver les Français il y a quinze jours et ça nous emmerde parce qu’on a envie de montrer ce qu’on vaut réellement. L’état d’esprit de cette équipe, ce n’est pas celui de Cardiff. Il y a donc beaucoup de détermination et l’envie de gagner. » Le 2e ligne du Stade Français ne cache d’ailleurs pas que la semaine écoulée a été l’occasion « d’explications d’hommes ». Des mises au point qui demandent une traduction sur la pelouse de Murrayfield.

Bru : « Tellement de choses à se faire pardonner »

Avec sept changements, dont les retours de Maxime Mermoz et Maxime Médard, et la titularisation en troisième ligne de Sébastien Vahaamahina, habituel deuxième ligne, Philippe Saint-André a profondément bouleversé son XV de départ. Des modifications qui promettent du combat, du combat et encore du combat. La bonne recette pour faire face à la furia écossaise ? « Vue la performance réalisée mentalement et techniquement à Cardiff, on ne peut pas dire qu’on pourrait tomber dans un traquenard, estime Yannick Bru, l’entraîneur des avants. On a tellement de choses à corriger, à se faire pardonner, que l’équipe de France va se concentrer sur ce qu’elle peut maîtriser et ne pas trop se soucier de l’environnement et du stade dans lequel on joue. »

L’Ecosse représente en tout cas le match piège par excellence. Seule équipe que les Bleus ont battue l’an passé dans le Tournoi (23-16), le XV du Chardon a retrouvé un peu de confiance en décrochant un succès à la sirène il y a deux semaines en Italie (21-20). Pour des Tricolores qui n’ont plus perdu contre ces Ecossais depuis 2006, un faux-pas est inenvisageable. « On a vraiment envie de se racheter, avoue Papé. Il y a eu un loupé à Cardiff et ce sera mission commando, mission rachat. Gagner ce match, voilà ce qui nous importe. C’est un gros combat qui nous attend et tant mieux, on a tous envie de ça. » Car après tout, une victoire ce samedi et les Bleus pourraient jouer la victoire dans le Tournoi la semaine suivante face à l’Irlande. Un peu bouché, le ciel pourrait finalement vite se dégager.

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AA avec WT et à Edimbourg