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Kayser : « On n’a pas joué contre n’importe qui »

Benjamin Kayser

Benjamin Kayser - -

Benjamin Kayser ne cache pas sa frustration après la défaite du XV de France face à l’Afrique du Sud (19-10), qui vient clôturer une année noire pour les Bleus. Le talonneur tricolore souligne surtout la qualité de l’opposition.

Benjamin, quel est l'état d'esprit du groupe après cette défaite ?

Je suis frustré car on passe très près de battre une magnifique équipe d’Afrique du Sud, qui n’est pas numéro un bis au monde pour rien. On voit bien l’intensité qu’ils sont capables de mettre dans le combat et la domination physique qu’ils mettent sur l’équipe adverse. Ce qui est frustrant, c’est de démarrer le match avec un handicap de sept points (essai concédé après deux minutes, ndlr) et de voir qu’on meurt à neuf points au final.

L'année 2013 se boucle avec un bilan de deux victoires en onze matchs...

C’est dur mais c’est un constat un peu brutal. On n’a pas joué contre n’importe qui. On a joué les Sud-Africains, les All Blacks qui sont sur leur nuage, donc ce n’est pas rien. Encore une fois on va se satisfaire de l’état d’esprit, du fait qu’on ne lâche jamais rien et qu’on soit sur la bonne voie. Et ce n’est pas juste de la pommade car on n’a pas joué contre n’importe qui.

Quel a été le discours de Philippe Saint-André ?

De croire en nous, d’être sûrs de notre force, de n’absolument rien lâcher. A la mi-temps, il nous a dit que tous nos efforts allaient payer et qu’on allait finir par concrétiser nos actions. Ce sont de petits détails qui nous mettent dans la merde, notamment en fin de match. J’étais persuadé qu’on était capable de revenir. Il y a deux ou trois décisions arbitrales qui sont un peu litigieuses mais on est vraiment pas loin de les breaker et d’aller marquer. A 16-10, c’était encore jouable. Philippe nous a dit qu’il était fier de l’état d’esprit du groupe et fier de notre générosité et de notre implication. Ça n’a jamais été le problème mais à ce très haut niveau-là, ce sont les détails qui font la différence. 

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Propos recueillis par Laurent Depret