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Le président des Saracens démissionne après la sanction historique infligée au champion d'Europe

Sanctionnés de six millions d’euros et de 35 points au classement du championnat d’Angleterre pour manquement au salary cap, les Saracens ont annoncé la démission de leur président, Nigel Wray, jeudi. Un homme qui est surtout aussi leur mécène.

Les supporters des Saracens vivent actuellement des heures sombres et ce n’est pas la démission de Nigel Wray, jeudi, qui leur remontera le moral. Celui qui était président du club depuis 1995 a officialisé sa mise en retrait, alors que le club londonien a été lourdement sanctionné, financièrement et sportivement, pour non-respect du salary cap en novembre.

"Nous entrons dans une nouvelle année, une nouvelle décennie, il est temps pour le club de prendre un nouveau départ. Je ne rajeunis pas et je pense que c'est le bon moment pour moi de mettre fin à mes fonctions", a annoncé le millionnaire britannique dans un communiqué. Il a néanmoins assuré que sa famille allait continuer à "supporter financièrement" le club. Mais la disparition au quotidien du mécène du club a de quoi interroger pour l'avenir des Sarries.

Une amende record de six millions d'euros

Place forte du rugby anglais, Saracens a subi une amende record début novembre de six millions d’euros, pour manquement au salary cap. En Premiership, les clubs disposent d’un montant fixe (8 millions d’euros) à ne pas dépasser pour rémunérer leurs joueurs, que les Sarries contournaient via des investissements privés

Ce dossier a aussi valu à l’équipe triple championne d’Europe (2016, 2017 et 2019) et quintuple championne d’Angleterre (2011, 2015, 2016, 2018 et 2019) un retrait de 35 points au classement national. Actuellement, Saracens est donc bon dernier, malgré ses cinq matchs gagnés, avec -12 points.

CP