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Le XV de France entame sa folle année

Sylvain Marconnet

Sylvain Marconnet - -

Les hommes de Marc Lièvremont se sont retrouvés au Bar de l’Arrivée, aéroport d’Orly, ce vendredi. L’année 2011, qui verra les Bleus jouer le Tournoi des VI Nations puis la Coupe du monde, est lancée.

Bleus de France, comptez-vous ! Des 30 gaillards appelés par Marc Lièvremont pour débuter leur campagne européenne face à l’Ecosse le 5 février (18h) au Stade de France, seuls Sébastien Chabal, Lionel Nallet, Pascal Papé, Alexis Palisson et Morgan Parra n’étaient pas au rendez-vous du Bar de l’Arrivée à Orly. Ils se sont rendus directement à Marcoussis, à quelques kilomètres de là, dans l’après-midi. Imanol Harinordoquy, touché au tibia lors de la victoire du Biarritz olympique sur Perpignan la veille (23-21), était bien là malgré cinq points de suture et un léger boitillement. Avec sept des leurs dans les trente, les Toulousains sont arrivés groupés par le vol de 9h45 en compagnie d’Emile N’Tamack, l’entraîneur des arrières du XV de France.

C’est la première fois depuis la cuisante défaite australienne (59-16), le 27 novembre dernier, que le XV de France se retrouve. Marc Lièvremont l’a avoué, il n’a appelé presque personne depuis cette déroute. « Il faudra se dire les choses », prévoyait Sébastien Chabal sur l’antenne de RMC en début de semaine. Le chantier est vaste pour tenter de remporter une nouvelle fois le Tournoi. La philosophie de jeu n’est toujours pas arrêtée. Marc Lièvremont est au milieu du gué entre un rugby fait d’envolées et un système plus pragmatique.

Palisson : « On a un titre à remettre en jeu… »

A Marcoussis, les joueurs sont passés les uns après les autres entre les mains du docteur Jean-Philippe Hager pour déceler les petits bobos avant de filer au massage. « On a quand même un titre à remettre en jeu, il ne faudrait pas non plus l'oublier. Maintenant, il est certain que tous les matches qui restent à jouer avant la Coupe du monde seront autant de ‘matchs-tests’, mais il y a quand même devant nous une grosse compétition qu'on ne peut se permettre de galvauder », avoue le trois-quarts Alexis Palisson. La Coupe du monde, c’est déjà demain mais en attendant, c’est repos jusqu’à ce samedi. Les choses sérieuses débuteront alors avec le premier gros entraînement. A une semaine pile de France-Ecosse, prélude d’une folle année. Avec un nouveau Grand Chelem en mise en bouche ?

M.M.