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Lièvremont : « Je veux des mecs exemplaires »

Lièvremont veut des joueurs exemplaires sur le terrain et en dehors

Lièvremont veut des joueurs exemplaires sur le terrain et en dehors - -

A un peu moins de deux mois de la Coupe du monde, le sélectionneur du XV de France s’est exprimé jeudi dans le cadre de la préparation de son groupe à Marcoussis. A l’aube d’une aventure humaine et sportive de quatre mois, il a demandé que ses joueurs se montrent irréprochables sur les terrains ainsi qu’en dehors.

Marc Lièvremont, quelles sont les nouvelles sur le front des blessés ?
Il va falloir du temps mais le programme va s’adapter à eux. Les joueurs en questions sont suivis par le staff médical. Chaque joueur à un programme adapté à sa blessure. Quand certains vont à la piscine d’autres vont en salle de musculation. Certains joueurs comme Harinordoquy (aponévrosite aigue) ou Milo-Chluski (tendinite au tendon d’Achille) arrivent abimés. Pour les autres blessés (Mermoz, Traille, Barcela, Domingo, Rougerie, Servat), ils sont tous en avance sur le protocole.

Quel est le programme avant la Coupe du monde ?
Nous sommes dans la première phase qui va durer 3 semaines avec surtout du travail sur la puissance musculaire et aussi un gros travail énergétique. Il y aura aussi pas mal de techniques individuelles avec les ballons. Le deuxième cycle se déroulera avec plus de puissance et de vitesse. La préparation se terminera avec les deux matches de préparation contre l’Irlande.

Quel message avez-vous fait passer aux joueurs ?
C’est de se dire que même si on a eu une saison très compliquée, c’est autre chose qui démarre et n’importe quel joueur qui a déjà vécu une Coupe du monde ira dans mon sens. C’est une nouvelle aventure. Pour moi le Mondial a démarré il y deux jours. J’attends une forme d’exemplarité du groupe en interne mais aussi vers l’extérieur. Et puis surtout du plaisir, on est parti pour quatre mois d’une aventure humaine magnifique alors je souhaite qu’on donne du sens à ce qu’on fait.

Personnellement, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
C’est un mélange d’excitation, de concentration et de vigilance. C’est ma première Coupe du monde et je n’ai pas envie de rater le départ. J’ai envie que ça se passe bien. Même si on a tout planifié, on n’est pas à l’abri d’aléas. Il faut gérer un groupe de 50 personnes. J’essaye de prendre du plaisir, de superviser même si je suis moins impliqué sur le terrain qu’avant. J’essaye de veiller à ce que tout se passe le mieux possible. Pour l’instant c’est bien parti mais ça ne fait que trois jours.

Vous n’étiez pas candidat au poste de sélectionneur en 2007, et vous vous apprêtez à disputer une Coupe du monde en Nouvelle-Zélande…
Au départ je n’étais vraiment pas chaud mais aujourd’hui je ne regrette pas d’avoir changé d’avis. Je ne sais pas, 4 ans c’est quand même long et j’ai suffisamment à faire pour l’instant. Mais oui c’est peut être un manque d’ambition (ironique). Une chose est sûre, le lobbying politique n’est pas trop mon truc…