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LNR : la succession de Revol est ouverte

L'annonce du départ de Revol ouvre la porte au bal des prétendants

L'annonce du départ de Revol ouvre la porte au bal des prétendants - -

Président de la Ligue nationale de rugby depuis 2008, Pierre-Yves Revol a annoncé lundi qu'il ne solliciterait pas un second mandat. Guazzini (ex-Stade Français), Fontès (Clermont) et Perez (vice-président LNR) sont pressentis pour lui succéder. Réactions après cette annonce surprise.

Pierre Camou, président de la FFR
« Je suis surpris de l’annonce, même si je savais les questionnements de Pierre-Yves (Revol) par rapport à son entreprise ou d’autres. C’est une page blanche qui se construit. Quels que soient les différends d’entités à entités, il y a eu un respect mutuel et la volonté de construire ensemble. »

Jean-René Bouscatel, président du Stade Toulousain
« Tout d’abord, je regrette la forme. Je pense que Pierre-Yves méritait une autre sortie que celle qui a été faite par son annonce et qu’il a choisie dans la forme. Très sincèrement, j’aurais souhaité qu’il continue. Pierre-Yves après Serge Blanco, c’était une continuité dans une progression. Le temps du deuil passé, il y aura des candidats. Peu importe qui sera candidat et comment. Ce qui m’importe, c’est comment on va poursuivre cette œuvre entamée par Serge Blanco poursuivie par Pierre-Yves Revol. J’ai un peu de tristesse car je ne voudrais pas que cette progression soit coupée. Mais comme je suis d’un naturel optimiste, je ne pense pas que ça sera le cas mais j’ai un peu peur. »

Max Guazzini, ancien président du Stade Français et candidat possible à la succession de Revol
« Je connais très bien Pierre-Yves Revol, je suis très ami avec lui. Je suis sidéré, je ne m’attendais pas à cette annonce. C’est un très grand et très bon président. Je souhaitais qu’il se représente. Je ne suis plus rien dans le rugby, mais je suis quelqu’un qui a été président dans le passé. Si Pierre-Yves Revol avait été candidat à la présidence j’aurais pu me poser la question d’être candidat au comité directeur. Là, je ne sais pas. Je ne m’y attendais pas, je suis assez ému par sa décision qui me surprend. Je pensais vraiment qu’il allait se représenter. »

Thierry Pérez, vice-président de la LNR et candidat possible à la succession de Revol
« Sa décision m’a surpris. Je savais qu’il se posait beaucoup de questions et qu’il était entre le marteau et l’enclume. Je respecte cette décision mais elle me perturbe. C’est dur parce que c’est un homme avec qui j’ai eu un grand plaisir à travailler ces quatre années. J’ai envie de continuer de travailler à la Ligue. Président, vice-président : pour moi, ça n’a aucune importance. L’essentiel, c’est de continuer à œuvrer pour le rugby et à se rendre indispensable dans ce boulot-là qui demande beaucoup de temps. »