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Médard, la peur bleue

Maxime Médard

Maxime Médard - -

L’arrière du XV de France est sorti sur blessure à l’heure de jeu face à l’Ecosse. Maxime Médard va passer des examens qui pourraient confirmer ce que tout le monde craint : une rupture des ligaments. Et, donc, une fin de saison.

Les deux médecins de l’équipe de France ont dû le porter à bout de bras. Impossible pour Maxime Médard, une grimace de douleur sur le visage, de poser le pied par terre, genou plié, ligaments sans doute rompus. Sorti à la 62e minute, l’arrière du XV de France, auteur d’un essai plein d’inspiration trois minutes plus tôt, était pessimiste dans les vestiaires après la victoire des Bleus face à l'Ecosse (23-17). « Pour en avoir parlé avec d'autres joueurs qui se sont "fait un genou", j'ai peur que ce soit grave. Je sais que je vais devoir me reposer longtemps... », dit-il presque froidement. Se « faire un genou », le droit en l’occurrence, c’est en général six mois d’indisponibilité. Si le diagnostic est confirmé, cette blessure signifie donc fin de Tournoi et fin de saison.

Depuis novembre 2008 et sa première apparition en Bleu, il est un pion essentiel du XV de France, 27 fois titulaire sur 30 sélections. Il n’a connu qu’un trou noir dans sa carrière, en 2010, pour des soucis personnels. A 25 ans, Philippe Saint-André lui accordait le même crédit que Marc Lièvremont, comme une évidence. Alors PSA a grimacé lui aussi lorsque, sur un contact presque anodin avec un Ecossais dans un rassemblement, le genou de Médard est parti en arrière. Il est resté longtemps étendu sur le pré, incapable de se relever. Même le médecin écossais, venu à la rescousse, s’est tout de suite inquiété pour le Toulousain.

Saint-André : « Ça n’a pas l’air très bon »

Dans les sous-sols de Murrayfield, la mauvaise nouvelle a atteint le moral du groupe, même si le verdict était encore en suspens ce dimanche soir. « On n'a pas de nouvelles, on attend l'IRM. Mais ça n'a pas l'air d'être très, très bon, a soufflé Philippe Saint-André. C'est la chose négative de l'après-midi. On va devoir se passer de lui, c'est presque sûr. » C’est probablement son coéquipier toulousain Clément Poitrenaud qui devrait être appelé à sa place. Mais ne lui dites surtout pas que le malheur des uns fait le bonheur des autres. De très loin, il aurait préféré que Maxime Médard puisse poursuivre l’aventure.