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N’Tamack : « Pas là pour tout révolutionner »

L'entraîneur des arrières français évalue les chances françaises.

L'entraîneur des arrières français évalue les chances françaises. - -

Les entraîneurs du XV de France ont privilégié l’expérience à l’heure de dévoiler le groupe de trente joueurs qui débutera le Tournoi des six nations, le 7 février en Ecosse. Emile N’Tamack revient sur cette composition.

Emile, plusieurs joueurs font leur retour dans le groupe comme Aurélien Rougerie ou Jean-Baptiste Elissalde. Vous donnez l’impression de chercher des garanties…
Bien sûr, on cherche des garanties. Mais ça ne date pas d’aujourd’hui. Après avoir fait un tour d’horizon, on s’est appuyé sur un groupe construit en 2009. C’est encore le cas cette fois. C’est aussi grâce aux joueurs qui sont toujours présents et qui nous montrent qu’on peut compter sur eux. On n’est pas là pour tout révolutionner et chercher une pépite qui n’existe peut-être pas. Il faut faire des choix. Il n’y a que trente places. Certains ne sont pas loin de l’équipe nationale. On pense à eux. On ne les a pas encore retenus mais ils peuvent intégrer l’équipe à tout moment.

Pourquoi avoir rappelé Jean-Baptiste Elissalde ?
Il peut apporter au groupe de part son expérience et les qualités qu’il démontre avec le Stade Toulousain. C’est un joueur qui a une bonne vision et une bonne technique. C’est également un joueur qui bute. Et dans ce secteur, il est plus performant que Frédéric Michalak à l’heure actuelle. Ce paramètre a compté.

Mathieu Bastareaud fait également son retour en équipe de France. Avez-vous définitivement tourné la page de l’incident en Nouvelle-Zélande ?
La page est tournée depuis qu’il a été jugé. C’est un garçon de 20 ans qui n’avait jamais fait de bêtise avant. Il ne va pas porter ça comme une croix toute sa vie. Ce qui m’intéresse avant tout, ce sont ses performances sur le terrain. A partir du moment où elles sont bonnes, il se repositionne logiquement comme un joueur qu’on est obligé de prendre un compte.

Morgan Parra doit-il franchir un cap avec Clermont pour retrouver l’équipe de France ?
Je ne sais pas s’il doit absolument franchir un cap. Il doit montrer de la régularité. C’est un garçon qui est jeune (21 ans ndlr) et qui joue dans un des meilleurs clubs de France. On attend de lui qu’il prenne encore plus de responsabilités dans le jeu. Il est en train de le faire. Il n’a jamais démérité avec nous. On l’attend dans la continuité à ce niveau là.

La rédaction - L.D.