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EXCLU VIDEO : dans les coulisses de l’audition de Chabal

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Passé devant la commission de discipline de la Ligue ce vendredi matin pour son coup de poing assené à Marc Giraud en décembre, Sébastien Chabal pourrait écoper d’une lourde suspension. Une caméra de RMC Sport l'a accompagné.

L’image a fait le tour des télévisions et du net, nouvelle pierre dans le jardin de la légende du barbu le plus célèbre du rugby français. Mi-décembre, 14e journée de Pro D2. Le LOU vient s’imposer sur la pelouse d’Agen (20-19). Mais les médias ne retiendront qu’une chose, le coup de poing assené par un certain Sébastien Chabal, qui évolue côté lyonnais, à Marc Giraud, tombé KO sur le coup. Un bourre-pif précis et efficace dont l’ancien international a répondu ce vendredi matin devant la commission de discipline de la Ligue. Un Chabal « serein », selon ses propres mots à la sortie du siège de la LNR. Une caméra de RMC Sport l'a d'ailleurs accompagné dans les coulisses de son audition.

Pour un tel geste, et pour lutter contre le jeu dur, le règlement prévoit une suspension allant de deux à cinquante-deux semaines. La jurisprudence tourne plutôt autour d’un plancher à trois semaines et un plafond (en cas de blessure de l’adversaire) à huit. Alors, combien pour Chabal, dont la sanction devrait prendre effet à compter du lundi 6 janvier ? Toute la question semble de savoir de quel poids pèsera sa notoriété dans la balance.

La commission de discipline pourrait être tentée de le traiter comme les autres joueurs avec 21 jours, soit trois semaines, de suspension. Mais elle pourrait aussi, au nom de l’exemplarité que lui confère son statut, lui infliger au moins huit semaines de suspension. Une dernière possibilité synonyme d’au moins deux mois d’absence et qui pourrait, l’intéressé a prévenu, provoquer la fin prématurée de sa carrière si elle venait à se confirmer. 

Nallet : « Il doit être traité comme les autres joueurs »

« J’ai commencé le rugby par hasard, ma carrière peut finir par accident, expliquait récemment Chabal, 36 ans, dans le Moscato Show. Il me reste normalement six mois à jouer. S’ils veulent que j’arrête maintenant et si je dérange tant que ça, j’arrêterai. Mais il faut rester mesuré. (…) Je suis confiant pour la commission. Il y a des sanctions, ça va être appliqué et c’est bien car le geste n’est pas tolérable sur un terrain. Mais arrêtons d’en faire tout un pataquès ! » Henry Chavancy, qui a côtoyé Chabal trois saisons au Racing, ne veut pas imaginer une telle sortie : « Je serais triste pour lui. Je trouverais tellement dommage qu’une telle icône du rugby français termine sa carrière là-dessus. Des gestes comme ça, on en voit tous les week-ends sauf que ce n’est pas forcément vu par les arbitres. J’espère qu’il y aura de la clémence et qu’on reverra Sébastien sur le terrain. »

Un avis partagé par d’autres. Si Chabal, déjà suspendu en 2011 pour des propos sur les arbitres dans son autobiographie (ce qui l’avait privé à coup sûr de Coupe du monde), doit être sanctionné pour son geste, pas question d’en faire un exemple particulier en raison de sa starisation. « Il a fait quelque chose qu’il n’aurait pas dû faire mais ce sont des gestes qu’on voit encore de nos jours sur les terrains. Il y a des sanctions prévues pour ça, rappelle son vieux compère Lionel Nallet, coéquipier au LOU (ils l’ont aussi été à Bourgoin, au Racing et avec les Bleus). La plupart du temps c’est une histoire de 21 jours. Sébastien Chabal reste un joueur de rugby, il doit être traité comme tous les autres. » Son casier, vierge depuis deux ans et les propos sur l’arbitrage, pourrait valoir au joueur du LOU une certaine clémence. Et toute suspension inférieure à cinq semaines serait une victoire pour lui. Pour le rugby aussi, qui pourrait encore profiter de Chabal quelques mois.

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A.H. avec L.D.