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Serge Kampf, l’homme qui a convié tout le rugby français pour son anniversaire au Brésil

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« De toute façon, c'est moi le patron, je fais ce que je veux ! » Cette semaine, Serge Kampf a parfaitement mis en pratique sa devise favorite. Pour ses 80 ans, le grand patron français (fondateur de Sogeti et Cap Gemini) a en effet invité la grande famille du rugby français jusqu’au Brésil, où il organise durant cinq jours, une interminable fête en son honneur avec carnaval privé et autres joyeusetés au programme.

Mais pourquoi tant de largesses et d’invitations adressées au gratin du rugby tricolore ? Parce que Kampf n’est pas qu’un homme d’affaires accompli et l’un des plus grande réussites françaises en la matière, c’est aussi et avant tout un fondu d’ovalie tricolore, auprès de laquelle il a, depuis toujours, joué le rôle de mécène enthousiaste. Ses sociétés sont d’ailleurs les partenaires principaux du BO et de Grenoble (une tribune du Parc des sports d'Aguiléra porte même son nom).

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Mieux, lorsqu’il a été question de sauver Bourgoin en 2011, « Tonton Serge » a de nouveau mis la main à la poche, pour en sortir 500 000 €.

Bref, Kampf c’est le grand argentier du rugby français et le rugby français le lui rend bien. 

Pour faire le compte des personnalités de l’ovalie présentes à la petite sauterie do Brazil, point besoin de beaucoup d’investigation puisque Max Guazzini tient au courant tout le monde sur son compte Twitter.

N’en jetez plus pour Bernard Laporte qui, lundi dans le Super Moscato Show, expliquait qu’il avait dû poliment décliner l’invitation de « Tonton Serge ». « J’ai expliqué à Serge Kampf -car j’étais invité- que ce n’était pas possible. Je sais que Fabrice Landreau et Guy Novès n’ont pas pu y aller pour cause de travail. » Une décision non partagée par Fabien Galthié, entraîneur de Montpellier, qui a, lui, reçu l’autorisation de son club pour sécher cinq jours de travail (et la victoire 25-9 samedi contre Oyonnax) et s’en aller fêter les 80 printemps de Kampf à Rio. 

« Galthié a envie de remplacer Saint-André »

« Tout ça est malsain, poursuit Laporte. Sa place était certainement auprès de son équipe et pas là-bas mais après, chacun fait ce qu’il veut, chacun voit les choses comme il l’entend (…) Il n’est pas fou Galthié, il est allé là-bas car il y avait les décideurs du rugby français. Il a envie de remplacer Saint-André. Il faut dire les choses comme elles sont. Il faut aller au bout de l’égoïsme. Dieu sait que je suis un défenseur de Galthié et que je le resterai mais là, je ne peux cautionner son attitude. » Tant pis, ce qui se passe à Rio reste à Rio. 

Raphael Cosimano