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Affaire Chabal : pourquoi ça peut lui coûter cher !

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Mis à pied par son club, Sébastien Chabal a formulé des excuses après ses propos tenus dimanche dernier contre le corps arbitral. Il doit être entendu le 11 mai par la Commission de discipline. Mais déjà, la polémique ne devrait pas rester sans conséquence.

La froide colère de Lorenzetti

L’avenir de Sébastien Chabal au Racing-Métro 92 s’inscrit-il en pointillé ? L’énorme polémique qui a suivi ses critiques contre le corps arbitral, dimanche dernier, a en tout cas provoqué la froide colère de son président Jacky Lorenzetti. Mardi, sous les yeux de Pierre Berbizier, le président du Racing-Métro 92, n’a pas caché sa colère à l’issue de la séance d’entraînement. Sébastien Chabal a d’ailleurs passé un sale quart d’heure. Dans l’œil du cyclone, son conseiller en communication, Pascal Irastorza, qui est également conseiller de Raymond Domenech, est plus que jamais personne non grata du côté de la Croix de Berny. Sa mise à pied de quinze jours par son club est un signe fort. Elle pourrait même lui coûter un manque à gagner d’environ 20 000€. Pour ne rien arranger à ses affaires, le troisième ligne, qui est en fin de contrat en 2012, doit débuter des négociations pour une éventuelle prolongation. Les discussions risquent d’être serrées.

Quid de la Coupe du monde ?

Au repos forcé au moins jusqu’au 11 mai, Sébastien Chabal en sait désormais plus sur la suite des évènements. Dans un premier temps, la Commission de discipline avait pensé le convoquer mercredi prochain. Finalement, le délai légal de quinze jours a été respecté. Sébastien Chabal sera donc entendu le 11 mai. Ironie de l’histoire, c’est ce même jour que Marc Lièvremont annoncera son groupe de 30 joueurs pour la prochaine Coupe du monde. Membre de comité de sélection de l’équipe de France, Jean-Claude Skrela a réagi aux propos de l’international. « A un moment donné, il y a des choses qu’on ne peut pas laisser faire, lâche le DTN. Ce sont des paroles fortes. On assumera. On peut le sélectionner et s’il est suspendu par la commission de discipline, il peut être éliminé. » De la part d’un membre du comité de sélection, la sortie médiatique vaut son pesant de menace…

Il embarrasse ses sponsors

Beaucoup moins disert qu’il y a un peu plus d’un an, au moment où la marque avait fait le buzz en lançant une « poupée Chabal », Puma ne semble pas vouloir commenter les dernières péripéties de son « ambassadeur ». Johann Bondu, le directeur marketing de Puma France, manifestement gêné, fait d’abord mine de ne pas comprendre : « Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. » Avant de couper court à la conversation. Pas beaucoup plus d’information du côté de la mutuelle Smatis France. Seul PokerStars, par l’intermédiaire de son directeur de la communication, commente la situation. « Il a des difficultés en ce moment, mais je ne pense pas que ça ternisse son image, ni que les Français lui en tiennent réellement rigueur, explique Alexis Laipsker. Tout le monde a des difficultés professionnelles. Ça le rend simplement humain. » Pas question par ailleurs de remettre en en cause l’accord de sponsoring qui lie son entreprise au rugbyman.

Le titre de l'encadré ici

Et pendant ce temps là, Chabal…|||

Pendant que l’entraînement du Racing se déroulait mercredi dans la bonne humeur, sous un soleil printanier et devant une cinquantaine de supporters, Sébastien Chabal tenait ses engagements envers la RATP, un des sponsors du club. Le joueur est arrivé à 13h30 en moto taxi pour les « Mercredi du rugby ». T-shirt bleu ciel, bermuda beige et tongues, il a soigneusement esquivé la poignée de journalistes présents, rencontré les enfants avant de repartir vers 17h. On n’en saura pas plus sur l’état d’esprit de l’international français. Le joueur, ainsi que le sponsor, ont en effet décidé de « reporter » la conférence de presse initialement prévue. 

Pierrick Taisne (avec SO, GQ, CZ et LD)