RMC Sport

Au plus bas, les Basques !

Mazars cafouille, Bayonne patine

Mazars cafouille, Bayonne patine - -

Au-delà de la mainmise de Toulouse sur le Top 14, c’est surtout en bas de classement que l’on tire les enseignements de cette 16e journée. Scotchés en bas de classement, les deux clubs basques, Bayonne et Biarritz, respectivement battus à Toulon et Castres.

Si le championnat s’arrêtait aujourd’hui, il n’y aurait plus de club basque en Top 14 la saison prochaine. Un cauchemar qui pourrait bien devenir réalité tant Bayonne comme Biarritz se débattent dans les bas-fonds depuis le début de la campagne. A Toulon, l’Aviron a encore coulé (50-10), trop pénalisé par la crise larvaire qui le paralyse à chaque sortie et par l’exclusion un brin sévère de Yoann Huget à la demi-heure de jeu. Les cinq essais varois inscrits lors des vingt-cinq dernières minutes prouvent la résistance des Bayonnais pendant une heure. Insuffisant, une nouvelle fois. Les Bleu et Blanc, pour la première fois emmenés en championnat par le duo Faugeron-Avril, n’ont plus remporté un match depuis le 25 novembre.

Le constat est sans doute moins inquiétant pour Biarritz. Certes, le BO a fini par plier à Castres (29-23), grignotant tout de même un point de bonus défensif. Mais, après deux succès de rang, les Biarrots continuent de retrouver sensations et solidarité. Il ne leur a manqué qu’un peu de réalisme pour poursuivre la série, à l’inverse des Castrais en général et de Martial en particulier, auteur des deux essais du CO. « On a des regrets par rapport à la physionomie du match mais le point de bonus est un moindre mal, analysait Dimitri Yachvili à l’issue de la rencontre. On sait que chaque point vaudra cher. C’est dommage mais on ne repart pas bredouille. »

Si les deux clubs basques squattent le fond de la classe, c’est que Lyon, l’ancien pensionnaire de la dernière place, s’est imposé face à Agen (19-11). Brive a de son côté mis fin à une série de sept revers de rang en dominant Perpignan (17-9). Tout ce beau monde reste encore à portée des deux clubs basques, de Biarritz surtout. Car avec le niveau de jeu affiché, Bayonne peut s’inquiéter des quatre prochaines marches à gravir, avec les réceptions du Stade Français et de Clermont avant de se déplacer au Racing et à Montpellier. L’Aviron a-t-il déjà un orteil en Pro D2 ? Toulouse en a lui neuf en demi-finale, après son succès au Stade de France face au Racing (19-13).

S.B.