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August : « On écoute RMC pour avoir des infos »

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Invité du Super Moscato Show sur RMC, Benoît August, l’entraîneur des avants du BO, s’est exprimé sur la fusion entre l’Aviron Bayonnais et le Biarritz Olympique qui embrase le pays basque.

Serge Blanco, le président du BO, nie en bloc devant les médias l’éventuelle fusion entre le Biarritz Olympique et l’Aviron Bayonnais. Est-ce la même chose en interne ?

Ce n’est pas qu’on nous dit qu’il n’y aura pas de fusion, c’est qu’on ne nous dit rien ! Vous (les journalistes, ndlr) avez plus d’infos que nous. On écoute RMC pour avoir des infos.

Etes-vous favorable à la fusion ?

Mon avis importe peu. C’est surtout difficile à vivre. On en rigole, il y a beaucoup de blagues là-dessus, mais ça peut aussi être assimilé à un plan social d’un côté ou de l’autre. Pour les personnes dans les bureaux, ça sera peut-être direction le Pôle Emploi. Il y a un côté amusant car je me suis amusé à jouer des derbies. Mais d’un autre côté, il y a cette question de l’avenir de pas mal de personne.

Avez-vous l’impression qu’on se moque de vous et que ça manque de transparence ?

Ce n’est pas qu’une impression. Pour l’instant, on n’est pas informé. Mais est-ce qu’il faut mieux avoir des brides d’informations ? Ce n’est pas clair. On entend de tout. On communique avec les joueurs de Bayonne et leur situation est encore plus délicate car ils ont une saison à terminer.

Votre nom revient pour intégrer le staff de la future entité et de prendre en charge les avants…

Ce qu’il y a de pire ne ce moment, c’est que lorsque les gens nous posent des questions et qu’on leur répond qu’on ne sait rien, ils pensent qu’on leur ment ! Je suis ravi que mon nom circule, mais je n’ai pas d’information. Nous sommes en vacances et avec le staff du BO, on a planifié la reprise. On a souhaité aux joueurs de bonnes vacances en espérant les revoir au mois de juin. Voilà où on en est.

Mais n’est-ce pas la mise en œuvre de la fusion qui est critiquable ?

Ce n’est pas une question de savoir si c’est douloureux ou pas. S’ils arrivent à faire un grand club au pays basque, tant mieux. Dans dix ans, si l’entité ramène trois boucliers, tout le monde sera content. C’est plus la manière qui pose problème. Ce n’est jamais bon de faire des choses dans l’urgence.