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Bastareaud : « Je ne suis pas épanoui »

Mathieu Bastareaud

Mathieu Bastareaud - -

RMC Sport crée l’événement cette semaine et vous propose de faire connaissance avec Mathieu Bastareaud en trois actes : le Stade Français et l’avenir, le XV de France et un dernier volet plus intimiste sur sa vraie personnalité. Plongée au cœur de l’univers Bastareaud, celui que le rugby français a érigé en bad boy depuis deux ans. Premier acte aujourd’hui : Bastareaud le Parisien.

« Mathieu, à six journées de la fin de la saison régulière du Top 14, le Stade Français, sauf miracle, ne disputera pas les phases finales pour la deuxième saison d’affilée (10e)…
(Il fait la moue) On perd des matches qu’on ne doit pas perdre. C’est décevant…

Vos relations sont plutôt tendues avec Max Guazzini…
Il y a eu une réunion récemment (énigmatique)… Mais malheureusement mon avenir ne dépend pas de moi. Je suis encore lié pendant deux ans avec le club. Je lui ai dit ce que je voulais, ce que je ressentais et on n’est pas tombés d’accord. Je m’y attendais. C’est normal. Après, je suis reconnaissant de tout ce que m’a apporté Paris. Mais cette saison je ne suis pas épanoui, je n’arrive pas à augmenter mon niveau de jeu (sic) et je me pose des questions. Pourquoi ne pas se mettre en danger ailleurs ? Se relancer, avoir un nouveau départ…

Paris c’est votre ville…
Oui mais la vie est très chère ! C’est le point négatif (rires). C’est une grande ville tu peux faire tes courses à Carrefour sans être gêné. Il faut que je prenne des décisions importantes. Pourquoi ne pas quitter le confort que j’ai ici et me retrouver confronter à moi-même ailleurs ? Ce n’est pas facile. Paris est la ville de mon enfance.

Vous êtes plus proche des méthodes d’un Saint-André ou d’un Galthié ?
Ce sont deux grands coachs. J’ai eu la chance de travailler avec Fabien lors de ma première année au Stade Français. Saint-André je connais moins mais j’ai de très bons échos sur lui. Travailler avec des mecs comme ça serait un plus.

Avez-vous des contacts avancés avec certains clubs ?
Comment je peux tourner ça… (rires) Cela ne dépend pas de moi. Ce serait manquer de respect à mes coéquipiers que de parler de ça. Ce n’est pas le moment d’avoir des états d’âmes…

On vous sent plus mûr…
Je suis apaisé, plus serein. Je ne suis pas un psychopathe. Si voir un psy une fois par semaine c’est être déséquilibré et ben dis donc c’est plus ça qui fait peur qu’autre chose (sic). Mes problèmes de sommeil remontent à très longtemps. Ce qu’il me reste à travailler c’est m’ouvrir un peu plus… »