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Bastareaud : «Je ressemblais à Arnold de Arnold et Willy…»

Mathieu Bastareaud

Mathieu Bastareaud - -

Suite et fin de l’entretien exclusif accordé par Mathieu Bastareaud à RMC Sport. Après le volet parisien et le XV de France, le trois quart-centre du Stade Français se livre. Comme jamais. Qui est Mathieu Bastareaud ? « Basta » comme vous ne l’avez jamais vu…

Mathieu Bastareaud, comment expliquez-vous le paradoxe entre la douceur que vous dégagez et votre puissance sur le terrain ?

On m’a souvent dit que je ressemblais à Arnold de Arnold et Willy (rires). Je le prends à la rigolade ! J’ai une tête comme ça. Dieu m’a fait comme ça. Il y a eu des remarques à la maternelle et au primaire mais au collège j’étais déjà assez costaud. Je commençais le rugby. Mes copains se méfiaient de moi.

Le rugby, pour vous, c’est quoi ?

J’ai commencé très tôt, à 5 ans. C’est jeune pour ce sport. Je me souviens qu’on n’avait pas le droit de jouer avant 6 ans. Je n’avais pas de licence. Ça m’a permis de faire de moi un homme aujourd’hui. Je suis quelqu’un d’assez simple. J’aime rire, m’amuser. Je ne me livre pas beaucoup mais j’y travaille !

La famille est très importante pour vous…

J’étais un enfant gâté on peut dire ça (rires)… Comme j’étais le dernier j’ai beaucoup agacé mon grand frère. Je le taquinais, il était chaud et j’aillais me planquer. J’ai une grande sœur qui vit en Guadeloupe et deux frères.

Vous surveillez votre petit frère ?

S’il fait ses devoirs oui. Mais je n’e l’aide pas. Moi l’école j’y allais pour faire plaisir à ma mère, il y avait les copains mais je n’aimais pas trop ça. Il me tardait que la récréation sonne à 10 heures. Lui aussi fait du rugby et il me voit un peu comme un modèle. J’essaie de lui donner le bon exemple, de lui parler le plus possible pour qu’il se sente bien dans sa peau. Ce n’est pas facile d’être le petit frère de… Il a eu des petites réflexions pas méchantes mais quand on lui dit « tu n’es pas aussi fort que ton frère » pour un gamin de 7 ans ça peut être lourd. Ça peut blesser un gamin de 7 ans. On lui a dit 2-3 fois. Je lui ai dit qu’il pouvait faire aussi bien que moi.

Vous avez un tatouage ?

Oui un Maori sur tout le bras gauche. Je l’ai commencé il y a deux ans et fini en février dernier. Il y a une fougère synonyme de création, des dents de requin pour la force, des écailles de tortue pour la fécondité...

Vous avez parlé de Knysna avec William Gallas ?

Williams c’est mon cousin mais on a dix ans d’écart. C’est plus mon grand frère qui est en contact avec lui. Ça ne m’intéresse pas ce qui s’est passé là-bas. Je n’aime qu’on se mêle de ma vie ou de mes affaires donc je ne vais pas lui demander ce qu’il s’est passé…

Propos recueillis par Christophe Couvrat