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Biarritz en tremble déjà

Dimitri Yachvili

Dimitri Yachvili - -

En plus de Patrice Lagisquet, directeur sportif du BO et adjoint de Philippe Saint-André en équipe de France, le Tournoi des Six Nations qui débute le 4 février prochain devrait priver Biarritz de plusieurs joueurs cadres. Une difficulté de plus pour l’actuelle lanterne rouge du Top 14.

A peine le succès acquis face à Toulon (25-6) est-il digéré, que Biarritz voit revenir ses vieux démons. Privé en début de saison de ses internationaux partis disputer la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, le club basque a dû attendre six journées pour signer sa première victoire en Top 14 (13-11 face à Bordeaux-Bègles). Bons derniers, les Biarrots ont toutefois repris des couleurs avec deux succès lors des quatre derniers matchs. Mais le Tournoi des Six Nations, qui approche, donne des sueurs froides au BO, puisque Philippe Saint-André pourrait s’appuyer sur plusieurs cadres de la formation basque pour le premier match face à l’Italie, le 4 février prochain (15h30). Ils pourraient donc figurer ce jeudi (12h) dans la première liste de « PSA ».

Une situation que Dimitri Yachvili, le demi de mêlée international, vit pourtant avec sérénité. « L’équipe de France, c’est toujours du bonus à titre personnel, confie-t-il. Moi ce qui m’importe, c’est de gagner avec mon club et si les sélections arrivent, c’est toujours bon et c’est une grande fierté. » Les absences d’Imanol Harinordoquy, Dimitri Yachvili, Damien Traille, Raphaël Lakafia ou encore Fabien Barcella pourraient manquer deux matchs de Top 14. Et le BO, dans sa lutte pour quitter la zone rouge, risquerait de souffrir. « Une chose est sûre, on ne peut pas être dépendant de deux ou trois joueurs, souligne Jack Isaac, l’entraîneur des trois-quarts biarrots. Il faut que d’autres soient capables d’élever leur niveau, de relever le défi pour sauver ce club d’une saison catastrophique. »

Berbizier sceptique sur le double rôle de Lagisquet

La période internationale sera d’autant plus compliquée pour le BO que Patrice Lagisquet, le directeur du rugby du club basque, sera lui aussi absent puisqu’il est l’un des deux adjoints, avec le Toulousain Yannick Bru, de Philippe Saint-André à la tête de l’équipe de France. « On est prêt pour ça, on a préparé toute la saison avec son aide, tempère Isaac. Je pense qu’on est capable d’assumer les choses sans lui sur une petite période, même si c’est bien d’avoir son appui pour régler certaines choses. » Entraîneur du Racing-Métro 92, Pierre Berbizier ne voit en revanche pas d’un bon œil qu’un des entraîneurs nationaux soit impliqué dans un club du Top 14. « C’est le propre du rugby professionnel mais cela me paraît un peu bizarre que l’on puisse s’occuper d’un club et de l’équipe nationale, lance-t-il. Ce n’est pas une situation très claire à mes yeux, mais on fera avec. » Comme Biarritz. Il ne restera qu'à mesurer les conséquences.