RMC Sport

Blanco : « Je ne veux pas être le fossoyeur du BO »

Serge Blanco

Serge Blanco - -

EXCLU RMC SPORT. Les clubs de Bayonne et de Biarritz étudient la possibilité d’une fusion de leurs structures pros. Interrogé dans le Moscato Show, Serge Blanco, président du BO, estime que la création d’une entité basque pourrait être une solution.

Serge, en cas de fusion des deux clubs, le Biarritz Olympique et l'Aviron Bayonnais existeront-ils encore ?

Ne précipitons pas le mouvement. On est en discussion depuis quelque temps. Avec Alain (Affelou, président bayonnais, ndlr), nous partons sur des bases différentes par rapport à nos clubs respectifs. Moi, je suis un compétiteur et je me pose certaines questions à savoir comment je peux continuer à exister dans ce championnat de Top 14 en étant compétitif pour gagner des titres, ou si je suis obligé de viser le milieu de tableau voire de frôler la descente chaque année.

C'est donc une question économique...

C’est vrai que si on monte cette entité basque, ça nous permettra peut-être d’avoir un budget différent mais on a aussi des partenaires, des spectateurs, des supporters, des socios… Il va falloir bien expliquer tout ça. Aujourd’hui, il n’est pas question que Biarritz ou Bayonne meurt.

Peut-on imaginer une structure sur le modèle irlandais ?

Eventuellement. Mais nous, les Basques, on représente certaines choses, certaines valeurs.

Pourquoi le faire forcément à un moment où le club va mal ?

Il ne faut pas résonner comme ça. Mais après tout, si un des deux clubs redescendait en Pro 2, ce serait même une solution pour remonter plus rapidement en Top 14. Après, le championnat n’est pas encore fini. Je crois qu’il faut laisser le temps au temps. Il y a des choses que l’on peut faire très rapidement et d’autres que l’on doit analyser. Je suis encore dans cette phase-là. Je me dis aussi que je ne veux pas être le fossoyeur du Biarritz Olympique en refusant d’étudier une autre méthode.

Concernant le stade, avez-vous choisi lequel pourrait accueillir cette structure ?

Non, il ne faut pas précipiter les choses. On va en discuter.

Sur le plan économique, est-ce la seule solution ?

Je suis un petit président avec un budget de 17 millions par an. J’ai d’ailleurs du mal à boucler ce budget. En quatre ans, je l’ai augmenté de 70%. Je ne vois pas comment je peux faire à l’avenir. Je veux bien continuer à être heureux en Top 14, mais si c’est pour batailler à tous les matches, c’est épuisant.

Peut-on imaginer voire cette entité basque dès la saison prochaine ?

Oui, pourquoi pas. Après étude et discussion, tout peut arriver. Mais on n’en est pas là.

A lire aussi :

>> Biarritz-Bayonne, mode d’emploi d’une fusion

>> Afflelou : « On peut imaginer ça pour la saison prochaine »

>> Toute l'actualité du Top 14

Moscato Show