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Blanco : « Partir aurait été incompréhensible »

Serge Blanco

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Serge Blanco a affirmé ce dimanche qu’il n’avait jamais pensé à quitter la présidence de Biarritz, contrairement à ce qu’il avait déclaré après la défaite à Bayonne. Il se dit persuadé que son équipe se maintiendra en fin de saison.

Serge Blanco, 24 heures après votre intervention en conférence de presse, confirmez-vous ne jamais avoir eu l'intention de quitter la présidence du Biarritz Olympique ?

Si ça avait été le 1er avril, tout le monde aurait compris. Sauf qu’on n’est pas le 1er avril et que personne n’a compris. Il aurait été incompréhensible que je puisse partir et quitter le navire pour plusieurs raisons. Premièrement parce que le navire n’est pas forcément à flot. Deuxièmement parce que je suis fier de ce qu’ont fait les joueurs hier soir (défaite 27-19 à Bayonne, ndlr) même si nous avons perdu. Et surtout parce que je vois que samedi après samedi, semaine après semaine, ces garçons travaillent, font le maximum et se mettent dans des conditions pour devenir des vainqueurs. On récupère un certain nombre de blessés, c’est intéressant pour nous. Il y a une étape qu’il ne faut surtout pas franchir, c’est (une défaite) vendredi prochain contre Perpignan. Mais on va repartir. Le fait d’annoncer que soi-disant les joueurs m’avaient demandé de démissionner, c’était juste parce que je ne voulais pas critiquer les arbitres. C’était une façon élégante de dire beaucoup de choses, tout et son contraire. Mais surtout le fait que par ce petit message, les joueurs me demandaient de sortir de ce cadre-là pour que les arbitres puissent les diriger normalement et ne prennent pas des décisions incohérentes qui vont toujours à l’encontre des mêmes.

Justement, en avez-vous assez de cet arbitrage depuis le début de la saison ?

J’en ai ras le bol pour le Biarritz Olympique mais aussi pour toutes les autres équipes. Cet après-midi j’ai vu une situation ubuesque où l’arbitre de touche appelle l’arbitre de champ puisqu’il y a une petite bagarre entre un Montferrandais et un Béglais. Derrière ça, l’arbitre de touche signale que ce n’est pas grave et que ce sont des chamailleries. Sauf que le joueur montferrandais a donné un coup de poing. Ce qui veut dire dans le règlement que le joueur doit être sanctionné, à minima, d’un jaune. Je dis bien à minima. Que s’est-il passé ? Eh bien l’arbitre de touche a donc donné ses consignes et l’arbitre central est arrivé et a donné deux jaunes. C’est inacceptable. C’est toujours comme ça mais c’est entre un gros et un petit. Est-ce que les petits sont défavorisés ? Je ne sais pas. Mais enfin toujours est-il que ça fatigue parce qu’il y a eu Toulon. Maintenant, c’est ici… Avant c’était là…

« J'ai foi en mes joueurs »

La modernité vous dérange-t-elle ?

Avec les moyens modernes aujourd’hui, qu’est-ce qui se passe ? Tout le monde se réfugie derrière les ralentis, derrière les gens qui sont dans des cabines, qui n’y connaissent rien et qui sont encore plus minables que du temps où ils étaient arbitres. C’est tout ce système qui doit être revu. Il y a des responsabilités, il faut les assumer. On ne se planque pas. En plus, quand on leur permet de les assumer, ils vont naturellement vers la technologie.

Sincèrement, êtes-vous inquiet pour le maintien de votre équipe en Top 14 ?

Je ne vais pas sauter au plafond. On ne peut pas être heureux. Je suis inquiet comme je le suis et comme je l’ai été dans d’autres circonstances. Maintenant, j’ai foi en mes joueurs, foi dans mon club. Il faut que l’on reparte. Vous savez, quand vous avez un budget qui augmente de 70 % en quatre ans, celui des autres, malheureusement, augmente de 100-120 %. Il faut absolument que l’on fasse en sorte de bien se maintenir. Et le projet Biarritz Olympique s’en sortira.

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Propos recueillis par Paul Lafitte et à Biarritz