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Boudjellal : « L’histoire de Toulon aujourd’hui, c’est le Bouclier »

Mourad Boudjellal

Mourad Boudjellal - -

Alors que le Toulon défendra son titre européen samedi face au Saracens, Mourad Boudjellal rêve surtout de prendre sa revanche contre Castres, le 31 mai en finale du Top 14. Et de soulever enfin le Bouclier de Brennus.

H Cup ou Bouclier de Brennus ?

« L’histoire de Toulon, aujourd’hui, c’est le Bouclier. La H Cup, on l’a gagnée l’an passé. Pour l’instant, on essaie de gagner quelque chose le plus vite possible de façon à enlever l’épée de Damoclès que représente cette espèce d’obligation de gagner un titre cette saison. Et puis dans les histoires d’amour, on ne choisit pas. L’objectif est d’entrer le 31 mai au Stade de France avec le titre de champion d’Europe et d’en sortir champion de France. »

Sa mise au point sur Castres

« Ils sont champions de France, finalistes cette année et ils viennent de sortir Clermont (en barrages, 22-16) et Montpellier (en demie, 22-19). On ne peut que les respecter. Mais le respect, c’est aussi de ne pas se faire passer pour les tout-petits. Quand on a les moyens du groupe laboratoire Pierre Fabre, c’est presque insultant, pour ceux qui ne les ont pas, de faire croire qu’on n’a que du talent face à des gens qui ont beaucoup d’argent parce que c’est faux. On a besoin d’un champion de France qui remplisse les stades à l’extérieur. Le champion est la locomotive du rugby. C’est une attraction. Quand les gens se déplaceront pour voir le champion de France, peut-être qu’ils se déplaceront ensuite pour voir leur équipe, qu’ils auront découverte à l’occasion de cette confrontation. Aujourd’hui, je dis simplement que je suis déçu par les entrées spectateurs lors des déplacements de Castres. Il y a eu très peu de délocalisations. Pourquoi ? Les autres présidents sont peut-être frileux. Le champion de France est le club qui doit assurer 13 guichets fermés à 13 clubs du Top 14. »

La levée de la sanction pour Laporte

« Je remercie la Ligue. On n’y est pas insensible. C’est un geste envers nous. On essaiera d’en tenir compte dans nos réflexions. J’en profite pour présenter mes excuses à Monsieur Cardona (l’arbitre insulté par le manager de Toulon, ndlr) si des propos de personnes du RCT ont pu le vexer ou le blesser. Pour revenir sur la levée de la suspension, je ne sais pas si on va l’utiliser. On est un peu fadas à Toulon. Depuis que Bernard est en tribunes, on n’a plus perdu. Comme on est superstitieux, je ne serais pas surpris que Bernard reste en tribune. Imaginez qu’il descende dans les vestiaires contre les Saracens et qu’on perde… Tout le monde établira une relation de cause à effet. »

La petite guerre des mots avec Lorenzetti

« On s’est envoyé des pics durant la semaine (avant la demi-finale remportée par le RCT, 16-6). Sans que ce soit prémédité, je lui avais envoyé un texto pour le féliciter de sa victoire (en barrages face à Toulouse, 21-16). Il m’avait répondu qu’il aurait préféré nous rencontrer en finale. Et puis quand on s’est retrouvé, on s’est fait la bise. On était content de se voir parce qu’on s’aime bien. Cela fait partie du jeu. J’aimais bien la mise en scène qui existait avant les grands combats de boxe avec, à la fin, les deux boxeurs qui s’embrassaient. Et puis c’est un petit concours pour savoir celui qui est le plus fin, celui qui trouvera les meilleurs chambrages. »

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Propos receuillis par Laurent Depret