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Brunel : « Je savais qu’on allait renverser la situation »

Le manager catalan a offert le Brennus à l'USAP 54 ans après son dernier titre de champion de France.

Le manager catalan a offert le Brennus à l'USAP 54 ans après son dernier titre de champion de France. - -

Ancien entraîneur adjoint du XV de France passé à la tête de Perpignan, Jacques Brunel a décroché le titre de champion de France samedi soir à l’issue d’une partie renversée face à Clermont (22-13), qui perd sa dixième finale nationale.

Jacques Brunel, ça y est Perpignan est champion de France 55 ans après son dernier titre ?
On l’a fait. On l’avait en nous déjà depuis un moment. On le savait depuis les trois-quarts de la saison quand on a su qu’on pouvait briguer la première place. On a eu cette ambition et ensuite on s’est donné des challenges. Tout le temps. A partir du moment où on a su qu’on était qualifié pour les demi-finales on a eu l’ambition d’être champion tout simplement. On n’avait pas d’autre objectif. Ca paraissait à l’époque, peut-être un tout petit peu prétentieux par rapport aux autres équipes mais on avait acquis tout au long de la saison une telle force à travers les problèmes que l’on avait eus, les remaniements d’équipe qu’on avait faits, à travers tout ce qui nous était arrivé, qu’on avait gagné une confiance incroyable.

Comment s’est déroulée cette finale dans laquelle vous avez été longtemps mené, qu’avez-vous dit au retour des vestiaires ?
Lorsque nous sommes menés 10-6 à la mi-temps nous ne pensions pas que nous allions perdre. J’ai dit à mes joueurs qu’on avait gagné tellement de matches, renversé tellement de situations, que même si le contexte est d’autant plus difficile, je ne voyais pas comment on pouvait perdre le Bouclier de Brennus. Je ne voyais pas. Clermont avait donné le maximum de son potentiel lors des 40 premières minutes. Les Clermontois nous avaient surpris sur un superbe essai suite à un ballon perdu par un de nos joueurs mais on les avait provoqué, on les avait mis en difficulté. Et surtout on était revenu à quatre points (10-6) juste avant la mi-temps. J’étais sur que mon équipe allait renverser la situation.

On parlait de Toulouse, de Biarritz, du Stade Français, Perpignan fait maintenant partie des grands avec ce titre ?
On ne faisait pas partie des grands car on avait gagné aucun titre. Aujourd’hui on peut peut-être dire que Perpignan fait partie de ces équipes qui sont capables d’aller chercher un Bouclier. Aujourd’hui on en fait partie mais jusqu’alors non. C’était logique qu’on n’ait pas une reconnaissance telle que l’on l’ait voulue parce que ça s’acquiert, ça se gagne sur le terrain d’abord la reconnaissance. On va dire qu’on en a gagné une parcelle.

La rédaction - Julien Richard