RMC Sport

Cabannes-Talès, des petits Castrais devenus grands

Cabannes et Talès

Cabannes et Talès - -

Entre Rémi Talès et Romain Cabannes, c’est une longue histoire d’amitié commune qui a vu le jour dans une crèche de Mont-de-Marsan, et qui trouvera son apogée samedi soir, sur la pelouse du Stade de France pour la finale du Top 14.

C’est une histoire pas banale. Nés à Mont-de-Marsan en 1984, Rémi Talès et Romain Cabannes se croisent à la crèche. Depuis ce jour-là, les deux hommes ne se sont plus jamais quittés. « A chaque étape de ma vie, il était à mes côtés, sourit Cabannes. Aujourd’hui, on est encore ensemble, côte à côte, et c’est une relation qui ne changera jamais : amis pour la vie ». De son côté, Talès confie que son ami est « quelqu’un sur qui (il) se repose énormément. »

Anniversaires, carnavals, vacances, ballons de rugby sous le bras depuis leurs cinq ans puis témoins de mariage, ces deux-là ont grandi ensemble. « Même crèche et même lycée », ajoute Talès. Les deux compères ont même goûté au sacre de champion de France en Crabos (junior), il y a onze ans. Jusqu’à ce que leur passion ne leur offre deux horizons différents : dès 2002-03, Cabannes est sollicité partout : « Romain a fait toutes les sélections de jeunes, sourit Tales, fier de son ami. Il y avait Romain et Florian Fritz. C’étaient deux joueurs qui survolaient notre catégorie ! On avait tous envie de faire comme eux ».

Le bouclier après les biberons ?

Le trois-quarts centre Cabannes se retrouve à Pau puis à Biarritz. Talès, demi d’ouverture, joue, lui, sous les couleurs de la Rochelle. A l’été 2012, Castres Olympique les réunit : « On n’aurait jamais imaginé se retrouver ensemble, surtout en Top 14 !, s’étonne encore Talès. Je fonctionne pas mal à l’affectif, donc, pour Castres, le fait que Romain soit là… ». Une amitié qui se ressent aussi sur le terrain. « Il y a des choses qu’on doit faire par réflexe, explique Cabannes. On se connaît depuis tellement longtemps, les choses nous paraissent faciles, naturelles, déjà tracées ». Et samedi soir, c’est une page historique qu’ils pourraient écrire ensemble.

« Le Bouclier de Brennus, ça paraît toujours très loin quand on est petit, admet Cabannes. C’est un rêve, c’est même plus que ça… ». « Ce serait une super histoire, enchaîne Talès. Ce serait l’apothéose. Tous les copains seront là, la majorité était déjà à Nantes (pour les demi-finales, ndlr). C’est surtout pour eux qu’on aimerait gagner le Bouclier, le ramener et le partager avec tous les gens qu’on aime ». Après les biberons, le Bouclier ?...

A lire aussi :

>> Castres - Labit rêve d'un "happy end"

>> Castres, l'outsider qui cache son jeu

>> Laurent Labit : "On a gagné le respect du rugby français"

Mathilde Effosse, avec Wilfried Templier